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République
245 860 km²
7 164 823 habitants (rec. 97)
29,15 hab./km²
Français
Fulani, Maninka, Susu, Kissi, Kpelle, Toma
Islam ( 75 %), Animisme (20 %), Christianisme (5 %)
Franc guinéen
550 $US / hab. (1997)
Conakry
Kankan, Labé, Nzerékoré
Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali, Liberia, Sierra Leone
Mont Nimba 1 752 m - Etat-membre de la CEDEAO

La République de Guinée est un pays de nord-ouest de l'Afrique.

HISTOIRE DE LA GIUINEE

Sommaire

1 La Guinée des grands empires
1.1 1895-1911 : Naissance de la Guinée dans ses frontières géographiques actuelles, tracées par les puissances coloniales.
1.2 Résistances et conquête coloniale
2 La Guinée sous la colonisation française
3 La Guinée indépendante

La Guinée des grands empires

1895-1911 : Naissance de la Guinée dans ses frontières géographiques actuelles, tracées par les puissances coloniales. Cependant, l'histoire de ce territoire est ancienne et fut rythmée par le rayonnement et la décadence de grands empires.

VIIIème siècle : Les Nalou et les Baga peuplent la région.
Du IXème siècle au XIème siècle : Le royaume mandingue, vassal de l'Empire du Ghana, s'établit du haut Sénégal au haut Niger.
XIème siècle : Ils sont rejoints par les Jalonké d'origine mandée.
XIIIème siècle : Le légendaire Sundjata Keïta forme un immense empire ayant pour capitale Niani (aujourd'hui petit village guinéen).
XIVème siècle : L'Empire du Mali connaît son apogée, s'étendant du nord et de l'est de la Guinée à Tombouctou.
XVème siècle : Déclin de l'Empire du Mali.
Du XVIème au XVIIIème siècle : Arrivée des Peuls et des Mandingues, apportant l'islam.

De nombreux empires et royaumes, encore très présents dans la mémoire collective, se succèdent dans la région. Les classes gouvernantes mandingues se convertirent très tôt à l'islam. L'expansion de la religion musulmane dans toute la Guinée fut cependant due au prosélytisme du clan des Torobde, des pasteurs peuls installés dans le Fouta-Djalon. Ils instaurèrent un État théocratique sur les hauteurs du plateau au début du XVIIIème siècle.

Milieu du XIXème siècle : La plupart de la population est islamisée, à l'exception des habitants du royaume Mossi, qui résistent et conservent leurs croyances traditionnelles.
Dans les années 1880 : Le Mandingue Samory Touré, équipé d'armes modernes et à la tête d'une armée efficacement organisée, prend le contrôle de l'intérieur du pays. Il est l'un des derniers héros de l'histoire pré-coloniale du pays.

Résistances et conquête coloniale

Seconde moitié du XIXème siècle : La France, employant alternativement la force et la diplomatie, s'empare non sans difficulté de la plus grande partie de l'ouest du Soudan (actuel Mali). Elle prend Tombouctou, pousse jusqu'au lac Tchad et occupe la côte guinéenne.

1891 : La Guinée est proclamée colonie française, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Cependant, cette conquête ne s'opère pas sans résistance. Samory Touré, relayé ensuite par les peuples de la forêt, mène une guerre organisée contre l'occupation française sur la côte et dans les massifs montagneux du Sud-Est.
1898 : Samory Touré est vaincu.
1899 : Les régions du haut Niger sont annexées au territoire.
1906 : La Guinée devient une partie intégrante de l' Afrique occidentale française (AOF), administrée par un gouvernorat général.

La Guinée sous la colonisation française

La France impose un système d'administration coloniale identique à celui appliqué dans les autres territoires africains de son empire colonial. Sous l'autorité d'un gouverneur général, le pays est divisé en vingt-neuf cercles, eux-mêmes dirigés par un commandant de cercle. Les chefferies traditionnelles sont souvent transformées et leurs systèmes de transmissions bouleversés. Elles constituent progressivement un instrument efficace de la domination coloniale française. Ce système joue un rôle important dans l'unification d'un pays artificiellement créé par les puissances coloniales au cours des conquêtes. L'exploitation des ressources s'oriente vers la satisfaction des besoins de la métropole. Au détriment des cultures vivrières, les cultures d'exportation, monopolisées par des sociétés françaises, se multiplient. La monnaie et l'impôt se généralisent également durant cette période. Cependant, une conscience politique anticoloniale se développe peu à peu, pour s'affirmer après la Seconde Guerre mondiale. En effet, Conakry devenant un port important, beaucoup de Guinéens y sont employés. Ils ont alors la possibilité de former leurs propres syndicats, d'où émergent des mouvements contestataires. À la tête de la puissante Union générale des travailleurs d'Afrique noire (UGTAN), Sékou Touré, arrière-petit-fils de Samory Touré, mène une action pour obtenir davantage de représentants africains dans le gouvernement local. La Constitution française d'octobre 1946, plus libérale à l'égard des pays colonisés, permet la création de partis politiques, dont Sékou Touré devient la personnalité la plus importante. Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays de l'Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l'intégration des colonies de l'A.O.F. au sein d'une Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.

2 octobre 1958 : La Guinée accède à l'indépendance. Sékou Touré, alors très populaire dans son pays comme dans tous les pays d'Afrique, en devient le président. Il prône alors le panafricanisme, « La décolonisation intégrale de toutes les structures du pays » et la mise en place d'une « société socialiste ». En fait, le régime se transforme en dictature.

La Guinée indépendante

Après son indépendance, le pays cherche de l'aide auprès des pays d'Europe de l'Est et de l'Union soviétique. Sékou Touré met en place un régime de parti unique et un système socialiste strict.

1961 : La Guinée adhère, avec le Mali et le Ghana, à l'Union des États africains, une fédération qui ne vit que deux ans. Cible de plusieurs tentatives d'assassinat, Sékou Touré accuse la France de comploter pour renverser son régime.
Novembre 1965 : Rupture des relations avec la France.

Les rapports de la Guinée avec ses voisins, Côte d'Ivoire, Niger, Sénégal et Haute-Volta, restent orageux jusqu'en 1978.

L'isolement diplomatique du pays, conjugué à une économie mal planifiée, mènent la Guinée à la faillite et contraignent son président à assouplir le régime. Il entreprend alors de nombreux voyages diplomatiques dans le but d'établir des relations avec d'autres pays et de trouver des investisseurs pour exploiter les richesses minérales considérables de la Guinée.

1982 : Une nouvelle Constitution, renforçant les prérogatives du PDG au pouvoir, est proclamée.
1984 : Après la mort de Sékou Touré, un gouvernement d'intérim est mis en place. Il est bientôt renversé par le colonel Lansana Conté, qui prend la tête du Comité Militaire de redressement national (CMRN) et devint président de la République. Il amnistie les prisonniers politiques, s'attache à démanteler le système socialiste, réduit le pouvoir de l'armée et se rapproche de la France et de ses voisins.
1985 : Le gouvernement de Conté échappe à une tentative de coup d'État.
Fin des années 1980 : La Guinée s'ouvre au capitalisme occidental en déréglementant les investissements.
Décembre 1993 : Les premières élections pluripartites confirment Lansana Conté dans ses fonctions. Cependant, les violentes émeutes qui accompagnent les élections révélèrent la fragilité de ce processus démocratique.
Juin 1995 : Les élections législatives, contestées par l'opposition, confirment l'hégémonie du parti présidentiel.
1996 : Une mutinerie, frôlant le coup d'État, révèle la démoralisation de l'armée. La nomination comme Premier ministre de l'économiste Sydia Touré rassure les organisations financières internationales, mais n'arrive pas à entamer l'opposition des deux grandes communautés, les Peuls et les Malinkés, qui reprochent au président Conté de favoriser les Soussou, originaires, comme lui, du littoral.
Décembre 1998 : Lansana Conté est réélu avec 56 % des suffrages exprimés. Ces élections sont violemment contestées par l'opposition, et son représentant charismatique Alpha Condé (parti du Rassemblement du peuple de Guinée) est mis en résidence surveillée. Voisine de la Sierra Leone, la Guinée accueille de nombreux réfugiés de ce pays en proie à la guerre civile, et subit parfois les incursions des rebelles.
12 Avril 2000 : Le procès d'Alpha Condé débute à Conakry
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Guinee »

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