Le journaliste Aboubarc sous contrôle judiciaire : Les vérités d’Amadou Tam Camara.
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Président de l’association Guinée de la presse en ligne ; également président de la commission d’éthique de la fédération Guinéenne de Football était l’invité de la radio lynx Fm, l’entretient portait sur mise sous contrôle judiciaire de directeur général de la ‘’Radio lynx Fm’’ M. Algassiou Diallo (Aboubacrs).  Tam rappelle encore que la loi qui est appliquée sur son confrère n’a pas fait l’objet de publication dans le journal de la République et conséquemment, c’est une loi qui ne doit pas être appliqué parce que selon le formalisme manque. Lisez.

Quelle lecture faites-vous de la mise sous contrôle judiciaire d’Aboubacr

C’est une situation regrettable, déplorable parce que nous sommes censés être dans un régime démocratique, nous vivons depuis 9 ans maintenant sous l’air Alpha Condé, l’opposant historique qui a mené de haute lutte pour l’émergence d’une certaine démocratie dans notre pays, il est regrettable à la 9ème Année que la presse se trouve embastiller, museler, bâillonner, ligoter par une loi liberticide qu’on veut appliquer. C’est une situation très regrettable 

Surtout comme je viens de le dire c’est de l’apanage d’un homme qui a mené des combats pour que la démocratie triomphe dans notre pays.

Vous étiez le mercredi dernier au tribunal de la première instance de Kaloum puis à la cours d’appel de Conakry pour apporter un soutien à Aboubacrs et certains étaient très optimiste quant à la mise sous contrôle judiciaire d’Aboubacr, qu’est ce qui s’est passé réellement ?

Nous sommes allés la fleur au fusil, nous sommes allés juste apporter, un soutien, un réconfort à un homme qui mérite tout sauf, un sous contrôle judiciaire, parce qu’il ne faisait que son travail de journaliste, nous avons voulu nous approcher le cabinet de juge d’instruction afin de le sensibiliser pour qu’il remette M. Aboubacr à notre disposition.

M. Aboubacrs est un homme responsable qui vie en république de Guinée, il ne va pas fuir mais a besoin juste de travailler. Nous, en tant que responsable d’association

de presse, nous étions partis pour sensibiliser le juge d’instruction afin qu’il mette Aboubacr à notre disposition. Et nous étions prêt à mettre à sa disposition les documents de voyage et lui offrir toutes les garanties pour qu’Aboubacrs puisse recouvrir sa liberté, parce que le contrôle judiciaire, quoi qu’on en dise n’est pas une liberté totale.

Le doyen n’était par-là. Nous avons été reçu de façon très conviviale par ses adjoints, tout s’est très bien passé, je pense qu’ils ont dit : qu’ils allaient transmettre la commission au doyen qui s’apprêtait à aller en congé, on nous avait même dit qu’il est en congé, mais nous avons été surpris de la tournure qu’ont pris les évènement plus tard, parce que le juge d’instruction se serait vexé  d’un communique qui avait été publié précédemment et la lecture de ce communiqué-là, il aurait pris la décision de durcir le contrôle judiciaire changeant carrément en plaçant sous mandat de dépôt Aboubacrs.

Mais fort heureusement de médiation en médiation, on n’est pas allé à cette juridiction extrême, mais tout cela est très inquiétant parce que tout simplement on est en train d’appliquer une mauvaise loi. La loi sur la cyber sécurité s’applique aux utilisateurs d’internet. La loi qui doit s’applique aux journalistes, c’est la loi sur la liberté de la presse. Je l’ai dit tant tôt, le code de justice militaire s’applique au militaire. Loi sur la liberté de la presse, c’est cette loi qui doit s’appliquer aux journaliste.

Vous pouvez avoir des infractions qui se trouvent dans le code pénal et qui se retrouvent dans le code de justice militaire. Lorsque vous prenez par exemple : le pillage, il est prévu à la fois dans le code pénal mais également dans le code de justice militaire, mais lorsque le pillage est commis par un militaire ; c’est le code de militaire qui s’applique. Alors s’il y a diffamation qui est prévu dans le code pénal ou dans le code de cyber sécurité mais également dans la loi de la liberté de la presse, de grâce quand se fait par un journaliste, on applique la loi sur la liberté de la presse tout simplement, c’est tout ce qu’on demande.

Nous n’avons jamais dit que : les journalistes ne sont pas des justiciables ou que ce sont des super hommes. Tous qu’on demande qu’on applique la bonne loi aux journalistes.

Vous avez dit tout à l’heure, le fond de cette affaire concerne l’utilisation de la loi L.037 portant cyber sécurité pour le délit de presse, cette loi n’est pas encore publié au journal officiel de de la République, comment expliquez-vous le comportement de ces magistrats aujourd’hui ? Est-ce qu’il y a des choses qui n’ont pas été dites à votre avis dans cette affaire ?

Vous savez on est dans le secret le plus total et dans le paradoxe le plus total. On dit que nul ne censé ignorer la loi, mais encore pour que cette loi vous soit opposable par sa publication dans le journal officiel de la république. Vous êtes censé ignorés la loi. C’est une question de bon sens simplement, on ne peut pas opposer cela à plus forte raison de l’appliquer. Peut-être que le Juge lui-même ne sait pas, mais cette loi qu’il veut appliquer ou est en train d’appliquer n’a pas fait l’objet de publication dans le journal de la République, il doit savoir que c’est une loi qui ne doit pas être appliqué.

Une loi ne peut s’appliquer lorsque tout le formalisme a été accomplis et pour le cas d’espèce, le formalisme manquant, c’était la publication dans le journal officiel de la République. A partit du moment où cela n’a pas été fait, cette loi ne doit pas être appliquée, encore que cette loi ne s’applique pas aux journalistes.

Alors quels sont les autres actions qui pourraient être envisagé par les organisations professionnels des médias ?

Vous savez que c’était les vacances judiciaires, pendant qu’ils étaient en vacance, nous avons eu le président de l’association des magistrats Heric Thiam. Une rencontre est convenue, nous allons convenir de la date d’ici de la fin de la journée pour qu’on rencontre cette association parce que, je pense que : c’est par le dialogue déjà, il est important que tous les magistrats et les associations de presse soient aux mêmes niveaux d’information.

Je pense que par le billait de cette association-là, ils pourront relayer l’information selon laquelle, la loi n’a pas été publiée, peut être que beaucoup de magistrats ne le savaient pas, à partir du moment où ils le sauront par le billet de l’association, ils vont tenir compte de cala. Et désormais on applique que la loi sur la liberté de la presse aux journalistes mais également avec le service du ministère de la justice, il est prévu une rencontre avec l’ensemble des procureurs, parce que, le parquet doit faire je pense une assise à Conakry à mi-septembre s’il n’y a pas eu de changement. C’est cette information qu’on a reçue.

Nous avons voulu donc nous associer à cela puisque c’est eux les accusateurs ; pendant cette rencontre de parquet, que les associations de presses les rencontre pour que chaque fois qu’une infraction est commise par voie de presse qu’on applique la loi sur la liberté de la presse, cela aussi est programmé. Nous attendons que le ministre de la justice nous confirme la date, nous allons nous organiser pour être présent, discuter avec les parquetiers. Et ainsi nous espérons les convaincre pour qu’à jamais qu’on applique que :  la loi sur la liberté de la presse aux journalistes. 

Une synthèse d’Oumou Koutoumi Bah