Covid-19 en Guinée : La tranche d'âge des moins de 50 ans est la plus touchée
Imprimer
Affichages : 2505

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Dans un rapport publié par l'Agence national de la sécurité sanitaire (ANSS) ce lundi 3 Août 2020, les personnes testées dont l'âge varie entre 21 et 50 ans sont les plus touchées par la Covid-19 et les cas de décès bat son plein sur les plus de 50 ans.

Depuis l'apparition du premier cas en Guinée le 12 Mars 2020, le nombre de cas ne cesse d'augmenter ce, malgré les mesures sanitaires édictées par les autorités. Parmi les populations victimes, les jeunes occupent une grande place, selon le rapport de l'ANSS. Pour elle, le plus grand pourcentage des personnes déclarées au covid-19 ont l'âge qui varie entre 21 et 50 ans. Par contre, les plus de 50 ans sont beaucoup plus exposées au cas de décès.

« Pourquoi la tranche d'âge de 21 à 50 ans est-elle la plus touchée par le coronavirus en Guinée?

En Guinée, la tranche d’âge la plus touchée par le coronavirus est celle dont l’âge est compris entre 21 et 50 ans. Du 12 mars au 02 aout, il a été enregistré officiellement  1920 cas positifs  pour la tranche d’âge de 21 à 30 ans contre 1875 cas pour la tranche d’âge de 31 à 40 ans ainsi que 1161 de 41 à 50 ans. Pour la tranche d’âge de 21 à 50 ans un total de 4956 cas ont été enregistrés. Il faut signifier que celle qui est la plus vulnérable en Guinée reste la tranche d’âge de 51 à 60 ans car  sur  les 46 décès hospitaliers enregistrés par la Guinée 80%  ont  plus de 50 ans contre 20% de moins de  50 ans ».

Par ailleurs, l'ANSS constate malheureusement un délaissement des mesures sanitaires édictées par les autorités, telle que les distanciations sociales, le lavage des mains, le port des masques...

« Les causes de contaminations premières des 21 à 50 ans sont principalement liées aux facteurs de la mobilité, du travail professionnel mais aussi de l’insouciance. Dans plusieurs endroits, on constate encore  des personnes qui continuent à se regrouper autour du thé communément appelé ‘’attaya’’ sans mesure de protection et pire avec les échanges de tasses dans lesquelles le thé est servi. Les interactions dans les night clubs, les bars et les  échanges des mégots de cigarettes entre des jeunes gens ainsi que  du chanvre indien fumé en petit groupe au bord de la mer sont autant de facteurs qui favorisent la contamination de certaines personnes », déplore l’ANSS.

En fin, l'agence nationale de la sécurité sanitaire invite au respect des gestes barrières afin de freiner la propagation de cette maladie respiratoire.

« Il est utile que nous prenions des dispositions utiles de protection individuelle afin de contribuer à l’arrêt de la propagation de la maladie dans nos communautés. Cela passe par le port régulier du masque, le lavage des mains et le refus des pratiques à risques », lance-t-elle.

Moussa Thiam