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Le président Alpha Condé vient d'annuler l'augmentation prévue de la Retenue et taxe sur les salaires (RTS). Et ce, après une forte pression syndicale. Du coup, les salaires des fonctionnaires ne seront plus diminués dès janvier, contrairement à la volonté émise par le gouvernement. Et surtout par l'Assemblée, qui a fait passer ce budget à l'unanimité de ses députés.

Une semaine après son adoption par le Parlement, devenue simple caisse de resonance, la RTS améliorée ne sera pas appliquée en janvier 2018. Le président guinéen, qui n'était même pas au courant de cette mesure selon ses propos, a instruit le ministre du Budget de surseoir à cette mesure impopulaire.

Il a fallu que la CNTG le rencontre pour expliquer la situation: "inutile d'appauvrir davantage le fonctionnaire guinéen, sinon...", lui a-t-elle dit.

La FESABAG -fédération syndicale des banques et assurances- avait elle aussi opposé un niet catégorique: "Le gouvernement cherche l'argent là où il n'y en a pas, c'est-à-dire dans la poche du malheureux fonctionnaire guinéen", avait-elle fait remarquer par la voix de son vice-secrétaire général.

Somme toute, il s'agit donc d'une bonne nouvelle pour les fonctionnaires qui ne verront plus leurs salaires émiettés. Ce revirement de situation étant le résultat de la colère des syndicats, exprimée au cours d'une rencontre, en ce début de semaine, avec le président Condé.

Le gouvernement entendait prélever 5% sur les salariés gagnant entre un et trois millions; 15% pour ceux touchant entre cinq et dix millions; et 20% pour ceux bénéficiant davantage. Comme quoi, le budget voté par le Parlement est devenu nul et non avenue. C'est aussi la preuve que l'information ne passe plus entre les institutions en Guinée. Sinon, comment comprendre que la présidence de la République ne soit pas mise au courant de ce Budget, dans un pays où le chef de l'Etat concentre tous les pouvoirs?

Ibrahima Baldé, pour ramatoulaye.com

Tel: 626306090