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 [Tribune]-La décrispation, le dialogue, et l’apaisement sont les béquilles d’une démocratie (Par Mahadiou Diallo, Vice-président «GéCi»)

Mahadiou Diallo Vice-président du parti GECI

Les courants forts agitent l’eau, les positions se corsent et le Premier ministre en charge des consultations ne prend pas la pleine mesure des nuages qui s’annoncent à l’horizon. Toutefois, comme la gestion du pouvoir mène facilement à des dérives, c’est dans l’intérêt d’un pays d’avoir des institutions fortes à la place d’hommes forts comme le disait le président Obama.

 L’histoire n’est pas une course de vitesse mais une course de fond. Pour faire la politique, il faut avoir une patience digne de Pénélope (ceux qui ont fait la

mythologie Grecque savent de quoi je parle). Pour preuve, le président de la République, Alpha Condé, a lutté pendant 40 ans pour avoir la destinée de la Guinée. Quel exploit !

Lorsqu’on a la chance d’être le président d’un pays pendant 10 ans, c’est qu’on a la baraka, c’est largement suffisant pour aller faire autre chose, parce que chacun a une histoire à écrire.

Montesquieu disait qu’un vrai républicain, en touchant la constitution, doit avoir les mains tremblantes, c’est-à-dire que le respect de la constitution mérite une attention particulière.

La constitution de mai 2010 a été rédigée après de hautes luttes qui ont entraîné la mort de plus de 157 personnes. Ainsi, la défendre est légitime, et la conforter est un devoir. C’est pourquoi à la place du président, j’écouterais le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dont le rôle principal est d’alerter sur les dérives qui risquent d’être catastrophiques pour notre pays.

La Guinée est malade de sa classe politique et de son système, cela va de soi qu’on ne puisse pas soigner un cancer avec une tasse de kinkeliba, il faut une démarche beaucoup plus adéquate et profonde. Il faut instaurer dans notre pays une tradition républicaine sur le contrôle et la gestion des deniers publics avec la mention « si vous gérez notre argent, un jour nous pouvons vous demander des comptes » sur l’engagement de nomination.

Ce qui est certain, le bilan est mitigé, il y a des secteurs qui brillent, il y a des secteurs qui clignotent et il y a des trous noirs. La démocratie, comme le disait Churchill, est le moins mauvais des systèmes politiques, il est meilleur que la tyrannie et la dictature, par conséquent il faut la parfaire sans cesse.

Le politique est un sacerdoce, on va au front comme dans l’armée, on s’enrôle pour servir son pays parce qu’on est en guerre contre la pauvreté et le sous-développement.

Mahadiou Diallo