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La mission de la CEDEAO fait déjà beaucoup jaser dans la Cité. A peine annoncée, des opposants contestent l’un des émissaires, Tall Nouroudina, un ingénieur informaticien. Par ailleurs, certains adversaires du régime Condé s’interrogent sur le travail de fond que doit effectuer la mission.

Pour mettre fin à la crise qui traverse le pays dans le cadre de l’organisation des élections, la CEDEAO a dépêché depuis mardi à Conakry une mission pour examiner le fichier électoral guinéen, source de boycott des poids lourds de l’opposition aux élections législatives.

Mais cette mission suscite des doutes chez certains opposants. Dans un entretien accordé à nos confrères de la radio Soleil Fm, El Hadj Abdoulaye Diouma Diallo, vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), confie que lui, s’attendait à « une mission des chefs d’Etats ».

« Ce à quoi nous nous attendions, c’est une mission politique de haut niveau des chefs d’États, qu’on n’avait annoncée, constituée des présidents Bouhari, Issoufou, celui du Ghana, le président Kaboré. Il était prévu qu’ils viennent rencontrer les protagonistes de la crise en Guinée », a-t-il rappelé tout en déduisant « il n’y a pas grand-chose à attendre de cette mission d’experts ».

Etienne Soropogui, ancien commissaire de la de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) aborde dans le même sens. « Il est important de rappeler à nos partenaires de la CEDEAO que le fichier électoral guinéen a déjà été audité. Cet audit a permis de tirer des conclusions et a fait des recommandations qui sont connues de tous. Il s’agit donc de mettre en œuvre ces recommandations. Nous nous attendions plus à ce stade-ci à une mission politique de haut niveau qui viendrait dire la vérité à Alpha afin, qu’il respecte ses engagements quant au respect de la Constitution et ainsi que des conclusions de l’audit», a-t-il dit, avant de se braquer vers l’un des membres de la mission.

« Parmi les experts choisis pour faire ce travail, nous émettons de sérieux doutes sur l’impartialité d’un d’entre eux en la personne de Tall qui est bien connu en Guinée, pour avoir été ceux qui ont contribué à tripatouiller le fichier en 2015, sous les instructions d’Alpha Condé. Il avait, en effet, étroitement œuvré de connivence et en lien direct avec la présidence de la République et à l’insu de la Ceni, pour tripatouiller le fichier », accuse le président du mouvement ‘’Nos valeurs communes’’.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, « l’annonce de la CEDEAO suscite plus d’interrogations que de réponses aux problèmes qui sont posés ici ».

« Ce n’est pas une question d’audit qui pose problème. C’est la mise en œuvre des recommandations de deux audits du fichier électoral réalisés respectivement par l’UE et

l’OIF et dont les conditions ont été acceptées par toutes les parties », souligne le député uninominal de Gaoual, également chef service communication de l’UFDG.

Quant à Jacques Bonimy président de l’UPG, lui va plus loin dans l’émission ‘’les Grandes gueules’’ chez nos confrères de la radio Espace Fm. Pour l’ancien commissaire de la CENI, la mission de la CEDEAO « ne pourra pas régler », la question d’audit du fichier électoral.

« Ce travail n’est pas du tout possible en deux semaines. Parce que la CEDEAO qui vient est handicapée par le fait qu’elle n’avait pas participé au travail d’audit. Aujourd’hui, une mission technique qui vient en dehors de l’OIF, de l’UE et du PNUD pour faire un travail de 10 jours, c’est déjà un travail voué à l’échec. Parce que cette mission n’a pas la base. Même si elle se servait des recommandations de la mission d’audit qui n’ont malheureusement pas été appliquées par la CENI, cette mission ne pourra pas régler cette question. Donc pour moi, cette mission de la CEDEAO n’est pas opportune à cet instant », a-t-il indiqué.

Cependant, Boubacar Diallo, président du PPD, un parti en lice aux élections législatives, lui se dit optimiste, mais souhaite que la mission prenne le temps nécessaire. « Comme nous sommes déjà mis devant le fait accompli, nous souhaitons que cette fois-ci, la mission de la CEDEAO prenne le temps nécessaire qu’il faut pour corriger le fichier. Il ne faudrait pas qu’on dise, c’est deux semaine coûte que coûte », a-t-il lancé.

Le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) n’est pas resté en dehors de cette actualité. Dr Dansa Kourouma, pointe la classe politique guinéenne, qui selon lui, peut à tout moment brandir de nouvelles revendications.

« On peut travailler sur le fichier et que la classe politique sorte d’autres formes de revendications, moins objectives qui peuvent bloquer le processus électoral. Mais tenez-vous bien, il y aura d’autres revendications qui vont sortir, parce que, certains ne sont pas dans la logique à aller à ces élections », a-t-il laissé entendre.

« Il faut que les experts de la CEDEAO, trouvent des solutions techniques en tenant compte de l’imminence des élections législatives », conseille le président du CNOSCG.

Il faut rappeler que les élections législatives couplées au referendum qui était initialement prévus le 1er mars 2020, ont été reportées pour deux semaines par le président de la République. Ce report vise à permettre la CEDEAO et l’UA d’auditer le fichier électoral guinéen.

Sadjo Diallo