Le FNDC saisit la CEDEAO sur le code électoral : Bah Oury dénonce le manque de concertation
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Alors que le régime de Conakry cherche vaille que vaille à « s’incruster » davantage au pouvoir, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est traversée des contestations internes. Si des jeunes loups aux dents longues veulent en savoir sur la gestion des fonds récoltés par le FNDC, l’opposant Bah Oury a exprimé son opposition à la saisie de la CEDEAO pour dénoncer le projet de modification du Code Electoral.

Invité chez nos confrères de Lynx FM, ce lundi 8 juin 2020, l’ex président de l’UDD estime que cet acte est une manière pour le FNDC de légitimer la nouvelle Assemblée Nationale. Monsieur Bah pense qu’il y a plusieurs conséquences d’une telle initiative.  « Or, nous avions dit que nous ne reconnaissons pas cette assemblée pour les conditions que vous connaissez, ça c’est un », a entamé Bah Oury  

Deuxièmement, poursuit-il, en s’intéressant simplement au code électoral et à la disposition du protocole de la de bonne gouvernance de la CEDEAO pour dire que : pour une élection, il ne faut pas procéder à un changement 6 mois avant le scrutin, cela veut dire que certains d’entre nous mettent en avant une participation à une élection présidentielle au lieu de s’intéresser à la mise en place de meilleures conditions pour que le processus politique puisse évoluer normalement, ça c’est le deuxième aspect.

« Le Troisième aspect, qui est l’un des plus importants, au moment où il y a un vide constitutionnel du fait de la falsification notoire du texte qui a été proposé par le pouvoir et qui a été publié dans le journal officiel de janvier 2020 pour dire : voilà le texte que le pouvoir propose au peuple pour un référendum et qu’il ait eu ce référendum dans les conditions que nous connaissons et qu’il y ait un autre texte qui soit différent du texte proposé, qui a été promulgué, les juristes appellent cela un crime contre la confiance publique ; donc, ça introduit un vide juridique et un vide constitutionnel. Dans un processus normal de fonctionnement d’un Etat, tous les actes gouvernementaux commencent pour : vu la constitution de la République de Guinée, à partir du moment on

ne peut pas dire que : c’est ça la constitution de la République de Guinée, le gouvernement est totalement paralysé. Et donc, c’est une zone de non droit. Donc, au lieu de s’intéresser à statuer de loin beaucoup plus, et c’est capital, on s’intéresse à ces aspects périphériques. Je considère que cela manque de perspicacité, c’est comme si on veut donner le blanc-seing  au pouvoir pour faire ce que bon lui semble », a souligné l’ex-président d’UDD.  

Dans le cadre de l’esprit du FNDC, Bah Oury estime que les décisions unilatérales ne sont pas de nature à favoriser le combat contre un pouvoir « à vie » pour Alpha Condé. « Dans l’esprit du FNDC, nous avons toujours insisté sur la nécessité de la concertation avant de prendre une décision majeure. Malheureusement, il y a des habitudes qui ont la vie dure et nous n’entendons pas laisser les choses aller surtout que ça a un impact décisif sur le comportement et l’attitude et de la CEDEAO et par conséquent la communauté internationale vis-à-vis des dispositions pour trouver une sortie de crise en Guinée… »

Alpha Amadou Diallo