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Depuis quelques jours la région naturelle de la Haute-Guinée plus particulièrement la région administrative de Kankan et certaines de ses préfectures sont en ébullition. Les jeunes de cette localité réclament mordicus le courant électrique à base de barrage hydroélectrique. Bah Oury, président de l'Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (l'UDRG) dénonce la mauvaise gouvernance et déclare que le régime Condé est à bout de souffle et devrait plier bagage.

Pour l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, la jeunesse de la Haute-Guinée, longtemps roulée dans la farine par les autorités s'est réveillée de son sommeil et demande compte aux responsables qui ont fait trop de promesse.

« Je pense que les jeunes de la Haute Guinée ont pris conscience que pendant ces années ils ont été dupés, ils ont été pratiquement trompés, trahis  dans leurs espoirs. Ils sont révoltés par la manière ostentatoire qu’un petit groupe de privilégiés étale des richesses accumulées au détriment du contribuable guinéen. Donc il y a tout ceci qui accentue la frustration collective. La grande majorité de la population sombre dans la pauvreté et quelques-uns accumulent les richesses et se croient les plus bénis alors que fondamentalement ils sont au pouvoir par le biais de ceux et de celles qui ont souffert pendant de longues années et qui enfin de compte se retrouvent totalement éjectés. C’est cette prise de conscience qui est en train de secouer la Haute Guinée. C’est un juste retour des choses », souligne-t-il.

« Ce qui est fondamentale c’est la contestation sociale. Cette contestation actuelle n’est pas le fait d’un syndicat avec un groupe de dirigeants qui peut être intimidé ou des fois qu’on peut corrompre ou arrêter. C’est la jeunesse, ce sont des milliers et des milliers de jeunes gens qui prennent conscience que leur avenir est en danger. Donc il faut se battre pour changer la donne. Ce qui se fait en Haute Guinée sur la question de la demande sociale se fera ailleurs », martèle le président de l’UDRG.

Bah Oury souligne enfin que si le pouvoir à l'habitude de politiser les luttes sociales et économiques, la prise de conscience est en train d'émerger et va révolutionner la manière de faire des politiques.

« Très souvent le pouvoir a l’habitude de politiser toutes les luttes sociales et les luttes économiques qui se passent dans notre pays. Les gens parlent beaucoup plus d’élections, avec des manœuvres politiciennes par-ci et par-là alors que la vraie question politique c’est répondre à des questions basiques : réduire la pauvreté, donner l’eau, donner le courant, donner le logement, assurer une meilleure sécurité sanitaire, un meilleur système éducatif, c’est à cela que les gens devaient beaucoup plus s’appesantir. Je pense que la prise de conscience qui est en train d’émerger va révolutionner notre manière de faire de la politique dans ce pays. Aucun gouvernement s’il ne répond pas à cette demande sociale de manière efficace ne pourra rester. Donc le processus de changement est engagé. Le pouvoir actuel ne pourra que se rendre compte que son temps est fini », a-t-il laissé entendre.

Moussa Thiam