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Alors que la convention nationale du RPG se tenait au palais du peuple pour désigner le président Alpha Condé comme candidat aux élections présidentielles d'octobre 2020, Bah Oury président de l'Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) s’adresse aux chefs d'États de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), dans une tribune, quant au risque de répercussion des conséquences de la crise qui sévit sur la Guinée.

 

« La Guinée, premier pays francophone d’Afrique de l’ouest a accédé à l’indépendance en 1958, peine jusqu’à présent à asseoir les bases institutionnelles pour assurer sa stabilité politique. Malgré un potentiel économique portant sur ses ressources minières, hydro-énergétiques et agricoles, son niveau de développement est nettement en dessous des espoirs et des attentes de sa population. Les raisons de ces médiocres performances sont dues principalement à la faible capacité managériale de ses élites politiques. Encore une nouvelle fois, la Guinée oscille entre la persistance d’une déstabilisation progressive de l’Etat et le plongeon dans un environnement d’in-gouvernabilité à cause de la volonté du Président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Cet état de fait, doit retenir l’attention de la communauté ouest-africaine de la CEDEAO car les risques de déstabilisation peuvent affecter l’ensemble de la sous-région. Aussi il est nécessaire d’envisager des mesures énergiques préventives pour stopper la fuite en avant des dirigeants guinéens », souligne-t-il.

 

Selon le leader de l'UDRG, au sortir des élections présidentielles de 2010, le matériel électoral avait été confié au PNUD pour des fins de sécurité mais avait fini par être récupéré par les nouvelles autorités arrivées au pouvoir.

 

« La genèse d’une crise politique récurrente et planifiée. Le groupe international de contact pour la Guinée, coprésidé par l’Union Africaine et la CEDEAO avait à juste titre estimé que sa mission est terminée lors de l’investiture du président élu M. Alpha Condé le 21 Décembre 2010. Mis en place au lendemain de la prise de pouvoir par la junte militaire du CNDD, dirigée par le Capitaine Dadis Camara en décembre 2008 afin de prévenir le chaos, le groupe international de contact a durant deux années accompagné la marche de la transition politico-militaire en Guinée. Durant cette période des actes importants pour consolider l’édification d’un véritable Etat de droit furent accomplis. Un recensement biométrique financé par l’UE et le PNUD fut réalisé. A ce moment il a été retenu de confier la garde des clés informatiques de l’enregistrement du fichier électoral au PNUD afin de les mettre en sécurité et éviter ainsi leur corruption par des intérêts politiques partisans », indique le président de l’UDRG.

 

C'est dans ce contexte que Bah Oury précise que la CEDEAO doit sauver la Guinée, tout en notant que l'aggravation de la crise sociopolitique qui sévit dans le pays « sonnera fatalement le glas de la paix sous régionale ».

 

« La CEDEAO doit sauver la Guinée. Le retour de la stabilité en Guinée aura un effet positif pour l’ensemble de la sous-région afin d’endiguer et de stopper les facteurs de guerre asymétrique dont nos pays sont peu ou prou confrontés. Par contre, l’aggravation de la crise guinéenne sonnera fatalement le glas de la paix sous régionale pour longtemps et accentuera la crise migratoire vers l’Europe de milliers de jeunes africains désespérés de pouvoir construire leur avenir dans leur propre pays. La Guinée est d’ores et déjà un des principaux pays de départ du flux migratoire clandestin.  Il est possible de donner une chance à une sortie de crise par le haut. A cet égard, l’attitude personnelle du Président Alpha Condé sera déterminante », prévient-il.

 

En fin, l'ancien ministre de la Réconciliation nationale estime qu'avec l'implication de la CEDEAO, le président Alpha Condé mérite d'avoir une sortie honorable.

 

« Auréolé d’un passé militant progressiste au sein de la FEANF, ayant subi des sévices durant sa captivité, condamné à mort par contumace et doyen d’âge parmi les chefs d’Etat du continent, le Président Alpha Condé mérite d’avoir une sortie honorable. Nous sommes persuadés que les Chefs d’Etat en activité au sein de la CEDEAO auront la doigté, l’intelligence et la sagesse de restaurer à la fois l’ordre démocratique et la stabilité de la Guinée », lance Bah Oury.

 

Moussa Thiam