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Le directeur de publication de L’Indépendant-Le Démocrate, Mamadou Dian Baldé a consacré sa chronique de ce  dimanche à la nomination du nouveau gouvernement. En lieu et place du chamboulement annoncé, on a plutôt assisté à une sorte de lifting. Cette chronique vous est  servie tous les dimanches sur City fm, en avant-première de l’émission « A vous de convaincre ».  

 

Talibé Barry: Votre chronique porte sur la restructuration du gouvernement, qui était tant attendue. Vous pensez comme bien des gens que la montagne a accouché d’une souris?

 

Mamadou Dian Baldé : Je dirai qu’il n’y a quasiment rien de nouveau sous le soleil, avec ce remaniement ministériel qui a eu  lieu samedi. Et les observateurs  qui avaient prédit un lifting en lieu et place d’un « big bang », auront eu raison, avec le casting servi par Dr Ibrahima Kassory Fofana à l’opinion. Car c’est une équipe dont plus de la moitié des ministres ont été reconduits. Pour ceux qui rêvaient  d’une équipe resserrée, il faudra encore attendre.

Dans l’ossature gouvernementale, on  dénombre au total 18 ministres confirmés dans leurs fonctions. Les nouveaux promus sont quant à eux au nombre de 14, dont 2 opposants.

La nomination de ces opposants a l’air d’un signe d’ouverture du chef de l’État en direction  de l’opposition. Même si du côté de l’opposition républicaine, on voit plutôt d’un mauvais œil  le fait pour Aboubacar Sylla et Mouctar Sylla, d’avoir accepté cette main tendue d’Alpha Condé. Ces deux leaders politiques héritent en effet, respectivement des ministères des Transports, et de la Jeunesse.  

Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, étant lui opposé à toute cohabitation avec le régime actuel, qu’il accuse de tous les péchés d’Israël. C’était sans compter avec les détracteurs  de l’Ufdg qui pensent que tout ça est tiré par les cheveux. Se basant sur le fait que Cellou bénéficie des largesses du contribuable guinéen, et n’est donc pas le donneur de leçon idéal.     

Toutefois, la physionomie de ce gouvernement prouve à suffisance  que c’est le cœur qui a guidé les choix à bien des égards, que la raison. Comme ça a été toujours le cas chez Alpha Condé.

Sinon rien ne justifiait le maintien de la plupart des chefs de départements qui ont pourtant brillé aux yeux de l’opinion, par un manque criard de résultat. Leur atout étant d’être juste des proches du chef de l’Etat.

Tout ça laisse un arrière-gout amer, et revient à dire aussi que le nouveau Premier ministre, à l’image de ses prédécesseurs sera circonscrit à inaugurer les chrysanthèmes.

Certes pour ce début, Dr Kassory Fofana fait des effets de manche pour donner l’impression de sortir des sentiers battus.

Des soupçons  d’arrière-pensées politiques 

Vous pensez que ceux qui prêtent au président d’avoir pris en compte les élections législatives qui pointent à l’horizon, ainsi que cette affaire de troisième mandat dans le choix des hommes n’ont pas tort?

Difficile à juger dans l’immédiat. Il faut reconnaître cependant que dans la cité, nombreux sont les observateurs qui continuent de deviser sur la composition du nouveau gouvernement. Certains allant jusqu’à prêter  des arrière-pensées politiques au président de la République, dans le choix des hommes et des femmes figurant dans cette équipe, dirigée par Kassory Fofana. Et que le chef de l’Etat a constitué un « commando » dans la perspective de la bataille des législatives et l’équation d’un troisième mandat. Des velléités qu’on lui prête à tort ou à raison.

Pour ces observateurs,  Alpha Condé, en imposant sa volonté à son Premier ministre, qui semble n’avoir pas eu du tout son mot à dire dans cette restructuration,  prouve qu’il est sorti du trou d’air, et a repris la main. Comme si l’épreuve de force avec le slecg d’Aboubacar Soumah n’est plus qu’un lointain souvenir.

On se souvient que c’est en pleine crise syndicale que le président avait annoncé son intention de nommer un nouveau gouvernement dont les membres seraient « plus proches » de la population. Il revient donc à l’opinion de juger du « respect de la parole présidentielle. »

Les premières bourdes du gouvernement Kassory

Qu’en est-il des bourdes constatées dans la composition de ce nouveau gouvernement. Vous l’avez-vous aussi noté, n’est-ce pas Mamadou Dian ?

On n’a pas tardé à déceler les couacs dans la composition de ce gouvernement, dès après la diffusion des décrets sur le petit écran de la télévision nationale. Ça  sautait aux yeux de voir que le ministère de l’Elevage était dépourvu de locataire. On apprendra plus tard que c’est l’ancien ministre des Transports qui devait y poser ses cartons. Mais qu’il aurait simplement décliné l’offre. En tant qu’enfant gâté du système Condé, le sieur Oyé a raison de cracher sur ce département, dont le budget serait sous la barre des 30 milliards de francs guinéens.

Si jamais cette information se confirmait, ce serait la preuve que pour certains cadres guinéens, occuper une fonction ministérielle est synonyme de venir à la mangeoire. Il n’y a guère de quoi être surpris, quand on sait que la plupart de ces nominations reposent sur de petits arrangements et des calculs politiciens.    

L’autre impair constaté dans ces décrets présidentiels porte sur le fait que dans l’ossature du gouvernement, ne figure nulle part le Ministère des Hydrocarbures. Un département taillé sur mesure et attribué à Diakaria Koulibaly, directeur général de l’office national des pétroles. On dirait du grand n’importe quoi.

Lutte contre la corruption, une vue de l'esprit

Pour finir vous pensez quand Kassory promet de lutter contre la corruption, cela ressemblerait plutôt à un vœu pieux ?

Kassory Fofana, le nouveau Premier ministre est un nom qui rappelle bien de mauvais souvenirs aux Guinéens surtout durant les années sombres du régime Conté, dont il finira d'ailleurs par être évincé du poste de ministre de l'Économie qu'il occupait.

 

C'était en 2000, et celui qui tenait les cordons de la bourse de notre État, avait dû quitter le pays sur la pointe des pieds, via Abidjan pour le pays de l'oncle Sam. Où il s'était fait oublier durant près d'une décennie. 

L'homme avait dû certainement prendre de l'ombrage du fait d’être passé du statut de chouchou de la République à celui de fils maudit. 

Avant de rentrer au bercail sous le manteau de président de parti, pour prendre part à la présidentielle de 2010. 

 

Mamadou Dian Baldé