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Entrepreneuriat : à la rencontre d’Hadja Mariama Bah, la femme qui a électrifié Donghol Touma

Dans les contrées de Pita, région de Moyenne Guinée, Hadja Mariama Bah, directrice de l’entreprise E C B A- T P et point focal du Parti Guinéen pour la Renaissance et le Progrès (PGRP), jouit à juste titre d’une bonne réputation. C’est la femme qui a donné l’électricité au chef-lieu de la sous-préfecture de Donghol Touma et réalisé de nombreuses infrastructures scolaires et sanitaires. En marge des Grandes assises de Donghol Touma, dont la clôture a eu lieu dimanche 04 août 2019, notre reporter a rencontré cette cheffe d’entreprise qui brille aussi par de nombreuses actions humanitaires.

Interview

vous avez la prestigieuse réputation d’être l’une des activistes pour le développement de la sous-préfecture de Donghol Touma, qu’avez-vous vraiment fait pour cette localité ?

Hadja Mariama Bah: c’est grâce au gouvernement et mes relations à l’extérieur que j’ai pu réaliser ce rêve consistant à électrifier Donghol Touma. A travers mon entreprise, j’ai bénéficié d’un financement d’une cellule de la Banque Mondiale. Elle nous a fait un prêt remboursable pendant 10 ans. Le prêt s’élève à 150 mille dollars.

C’est une fierté pour moi ! Depuis que j’ai électrifié ici, je n’ai bénéficié de rien en termes de fortune mais si la population de Donghol est satisfaite, je suis tranquille.

Vous dites que vous n’avez rien eu, expliquez-nous !

Depuis que nous avons lancé l’électricité, toutes les recettes que nous obtenons, nous les versons au crédit rural ici et ça va à la BICIGUI. Mais jusqu’à présent, on n’a pas fini de rembourser le prêt, parce que les gens ne payent pas le courant.

 Je demande aux jeunes de Donghol de se mobiliser pour faire le reboisement afin de protéger les cours d’eau. C’est ce  qui va nous permettre d’avoir de l’eau en permanence dans les rivières et la possibilité de faire des micro-barrages, afin qu’on se débarrasse des groupes électrogènes, parce que vous n’êtes pas sans savoir que les carburant coûte cher.

Aujourd’hui, beaucoup de clients n’arrivent pas à payer leurs consommations en courant. Pourtant, c’est un groupe qui fonctionne et qui consommes du carburant.

Quelles sont les autres réalisations que vous avez faites à Donghol Touma ?

J’ai construit trois écoles et renouvelé 30 autres.  L’école où j’ai étudié était délabrée, je l’ai renouvelée. J’ai construit une école à Dalao et un poste de santé, j’ai construit à Bambaya une école, je suis en train de construire un collège ici à  Bowal. Je suis en train aussi d’aménager des baffons pour planter.

La première édition des Grandes assises à Donghol Touma vient de se tenir, qu’en pensez-vous ?

C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, parce que rien ne vaut le développement. Quand notre sous-préfecture est développée, ça y va dans l’intérêt de tous les Guinéens et particulièrement, nous qui sommes d’ici, surtout les jeunes. Cela va empêcher l’exode rural et rapprocher les jeunes de leurs parents.

Nous avons visité la case d’Olivier de Sanderval qui est en état de délabrement poussé, qu’est-ce que vous faites pour conserver ce site historique.

C’est quelque chose qui me préoccupe beaucoup même quand j’étais en France. J’en parle souvent. Je voudrais d’ailleurs écrire aux ambassades accréditées dans notre pays pour nous aider à valoriser ce site. Parce que c’est un site qui a de la valeur, si cet endroit est valorisé, ça pourrait servir non seulement à l’Etat mais aussi à tous les habitants de cette localité. En France, il y a des associations là-bas qui sont en train de se battre pour valoriser ces sites touristiques qui sont dans notre sous-préfecture, c’est le moment qui n’est pas encore arrivé.

Aujourd’hui si les jeunes de la sous-préfecture ont pris le devant, c’est une chose importante à saluer. Il faut qu’on suive l’exemple des autres pays comme le Sénégal qui a valorisé l’île  de Gorée. Des touristes y vont tous les jours et cela est rentable pour le pays. Donc, je dis qu’on doit valoriser cet endroit mais il faut que l’Etat nous assiste sinon ça sera difficile.

Auriez-vous un appel à l’endroit des autorités

Ce que je vais demander à l’Etat, au gouvernement, c’est de nous aider à réprofiler la route de Donghol Touma-Kindia en passant par Léïmiro, voilà un raccourci très simple. Quand cette route-là est bien faite, on n’a pas besoin d’aller jusqu’à Pita, Mamou pour aller à Conakry. Cela pourrait diminuer un peu l’embouteillage sur cette route-là et désenclaver la sous-préfecture.

Je lance aussi un appel solennel au gouvernement et à toutes les bonnes volontés, de nous aider à électrifier tous les districts de la sous-préfecture de Donghol Touma, parce que c’est mon souhait.

Un entretien réalisé par Alpha Amadou Diallo à Donghol Touma