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Hier l’éducation des enfants était caractérisée par la rigueur dans la transmission des valeurs morales aussi bien à la maison qu’à l’école. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, l’éducation est comme laissée pour compte, les déviations morales sont devenues une banalité, et parents et enseignants se rejettent mutuellement la grande part de responsabilité. Amusons-nous à passer en revue quelques aspects de l’ampleur du mal en ce qui concerne la frivolité sexuelle en Guinée pour ensuite esquisser des pistes de solutions.

 L’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) et la Direction de la promotion féminine et du genre (DPFG) travaillent activement, et en synergie avec d’autres organismes étatiques ou privés, à sensibiliser, rechercher et réprimer les multiples formes de violences sur le genre dont les violences sexuelles. Signalons que l’OPROGEM relève du Ministère de la sécurité et de la protection civile tandis que la DPFG relève du Ministère de l’action sociale, de la promotion féminine, du genre et de l’enfance. Les statistiques de 2018 dressées par les deux institutions donnent à réfléchir.

N.B : – Le tableau initial présente 29 formes d’infractions parmi lesquelles cet extrait.

          – La DPFG note pour sa part 29,3% de violences sexuelles sur une tranche d’âge de 15 à 64 ans pour 2018.

La démission parentale dans nombre de familles conjuguée au relâchement de l’éducation civique et morale à l’école pousse filles et garçons à toutes sortes de comportements condamnables : sorties à des heures indues, alcool, drogue, accoutrements indécents. D’autres facteurs viennent grossir le mal à travers la prestation de certains artistes qui se complaisent dans des chansons ou danses obscènes, les émissions radiophoniques ou télévisuelles qui jurent avec nos mœurs, l’internet et ses séries pornographiques, les maisons closes qui foisonnent dans les quartiers.

Ce n’est donc pas étonnant de voir la pédophilie et autres dévergondages sexuels exploser au fil des années. Le phénomène défraie la chronique en Amérique et en Europe au point que le Vatican a dû convoquer en janvier dernier un synode des évêques du monde pour statuer là-dessus. On sait que dans l’Eglise catholique religieux et religieuses sont astreints, avant d’être admis dans leurs différents ordres, à trois vœux (ou serments) : obéissance, pauvreté et chasteté. Il va de soi que le troisième vœu fasse problème, comment se passer de relation sexuelle toute sa vie ? L’Eglise protestante, quant à elle, a récusé depuis toujours le vœu de chasteté, les pasteurs sont en effet libres de contracter mariage et faire des enfants, ce qui n’empiète en rien sur leur mission évangélique.

 Dans l’Eglise catholique guinéenne on parle peu de pédophilie, par contre des religieux et des religieuses choisissent d’assouvir en catimini leurs pulsions sexuelles. Mais comme rien ne peut se cacher dans la cité, plusieurs cas font l’objet de commentaires de bouche à oreille. Le cas le plus retentissant aurait trait, aux dires des gens, au comportement du chef de l’Eglise guinéenne, il vivrait maritalement avec sa secrétaire particulière depuis des années. Cela se serait si bien ébruité qu’une plainte contre le prélat serait déposée en justice, les frères de la secrétaire s’offusquent de la voir entretenir une relation coupable et avancer en âge sans faire d’enfant ; leur père serait mort sous le poids du chagrin. Le Vatican aurait même fini par se saisir du problème en dépêchant à Conakry le Cardinal Robert Sarah et un évêque malien qui auraient statué à huis clos sur l’affaire. Quelle décision pourrait en découler ? En attendant de nombreux fidèles chrétiens du pays espéreraient voir muter ce prélat à défaut de le déchoir d’une fonction qu’il aurait complètement dévoyée.

Venons-en aux pistes de solutions à la frivolité sexuelle en Guinée. Il faut saluer tout d’abord l’excellent travail exécuté au jour le jour par l’OPROGEM, la DPFG et ONG de défense des droits humains dont nombre s’activent dans la protection et la défense des filles et des femmes. Des mesures devraient ensuite être prises par l’Etat pour que : 

-la police des mœurs veille scrupuleusement à l’encadrement des lieux de loisirs ainsi qu’au suivi sanitaire des travailleuses du sexe

-l’éducation civique et morale et l’éducation sexuelle soient systématiques du primaire à l’université

-des séances de sensibilisation par les médias publics et privés soient régulièrement organisées à l’attention des familles.

Au finish la solution des solutions réside dans la bonne gouvernance, le seul système politique qui permet aux citoyens de toutes les couches sociales de mieux gagner leur vie et de mieux se gérer. Entendu que la pauvreté ne peut qu’amplifier les travers sociaux.

Walaoulou BILIVOGUI