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Le Premier ministre a procédé jeudi dernier, à Tougué, au lancement de l’identification des personnes en situation de pauvreté et de vulnérabilité en Guinée. Dans son discours de circonstance, Kassory Fofana, a réitéré l’engagement du gouvernement à réduire la pauvreté en Guinée.

« Dans ma déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, je prenais un engagement fort, qui, à l’époque, a pu apparaitre illusoire à certains. Je m’engageais, en effet, devant les élus de la nation et le peuple de Guinée tout entier, à faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale. Cet engagement, pourtant, découle d’une rationalité économique et sociale difficilement contestable », a-t-il souligné.  

Malgré les performances économiques sur la période récente et la robustesse de la croissance, les conditions de vie des populations demeurent difficiles, reconnait le Premier ministre.

« Le dynamisme économique de notre pays ne semble pas avoir permis d’avancées notables en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, qui se sont aggravées :  60% de nos concitoyens vivent en situation de pauvreté. Dans les zones rurales, il s’agit même de 65% de la population ; nos enfants sont

mal nourris, grandissent mal et ont une durée de scolarisation plus faible que dans les pays voisins ; les programmes d’aide aux plus vulnérables et de lutte contre l’exclusion sociale restent modestes dans notre pays », ajoute Kassory Fofana, tout en indiquant que cette situation est en « décalage » par rapport aux richesses naturelles dont est dotée la Guinée. 

« La croissance économique ne se mange pas. Elle ne nourrit pas non plus les Guinéens. Ce qui intéresse nos populations, ce sont les fruits de la croissance économique. C’est pour cette raison que je me suis engagé, en accord avec le Président de la République, à créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) », martèle le chef du gouvernement. 

« C’est parce que je sais ce que recouvre la pauvreté, que je mesure l’urgence pour le Gouvernement de prêter une attention particulière à la question d’un meilleur partage de la prospérité. Que chaque ménage résidant en Guinée, où qu’il soit, sache qu’il fait partie de la communauté nationale. Qu’il mérite une part, aussi petite soit-elle, de la richesse créée en Guinée. C’est précisément pour cette raison que le Président de la République a décidé d’allouer 15% des recettes fiscales minières à l’ANAFIC, pour favoriser un développement à la base des communautés. C’est également pour cette raison que l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) a été créée, pour répondre aux nombreux défis de l’inclusion économique, sociale et financière », a-t-il déclaré, avant de faire savoir que cette innovation guinéenne qui est aussi une première en Afrique de l’Ouest, contribuera fortement à la réduction de la pauvreté en Guinée et constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique.

Sadjo Diallo