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Long de 380 km, la route nationale n°1 Coyah-Dabola dont les travaux de construction sont lancés il y a quelques années par le président de la République, le Pr Alpha Condé dans le but de fournir des infrastructures routières modernes tardent à servir le peuple de Guinée.

La réalité est très alarmante pour les usagers qui sont partagés entre espoir et déception. Espoir du fait que lorsque les travaux de construction de cette route prendront fin, ce serait un grand ouf de soulagement dans le domaine des transports. Cependant, une déception qui s'explique essentiellement par l'état vétuste de la route dont entre autres des trous béants, des boues glissantes et des interminables embouteillages liés pour la plupart à l'indiscipline des chauffeurs.

Sur le long du trajet, les travailleurs, avec des machinent exécutent leurs travaux. On y constate également une multitude de barrage constitué de gendarmes et de douaniers. Les tracasseries ne manquent pas. Des victimes ne s’en privent d’exprimer leur ras-le-bol.

De Coyah à Dabola, on dénombre environ 7 corridors. Et 5 de ces 7, se trouvent entre Coyah-Kindia.

Pendant la traversée, l'on croise également plusieurs accidents de véhicules transportant de marchandises dont le plus souvent, sont liés à la surcharge.

Yaya un chauffeur ne cache pas son amertume liée à cette situation. « Il y a eu des moments où les chauffeurs ont passé quatre jours sur la montée de Youmboukouré et pendant tous ces temps-là, aucune personnalité chinoise n'a effectué le déplacement pour s'enquérir des réalités », déplore-t-il.

Sur la même idée un autre chauffeur qui garde l'anonymat dénonce la non-ouverture d'une voie de déviation avant de s'en prendre également à l'indiscipline de certains chauffeurs qui tentent par tous les moyens de rallier l'autre bout de la route sans se soucier de leurs pairs.

« Normalement la société en charge de la construction de cette route devrait ouvrir des voies de déviation mais ils ont dégradé le goudron qui était là et n'ont rien construit à sa place. Ensuite tout le désordre que tu constates ici est lié par la faute de nos amis chauffeurs qui se montrent plus pressé que tout le monde », confie-t-il à notre reporter.

Rencontré à la sortie de Kindia, M'Mah, vendeuse ambulante souligne que cette situation lui ait profitable même si par endroit elle se dit être consterné par la souffrance des usagers. Selon elle, en vendant pendant ces embouteillages, elle réalise beaucoup de bénéfices qui l’aident à subvenir aux besoins de sa famille.

« Je suis désolé pour les personnes bloquées. C'est en vendant les galettes et eaux ici que je trouve quoi nourrir ma famille parce que mon mari ne travaille pas, nos enfants ne sont pas grandis », dit-elle.

Pour sa part, Mariama Diallo une commerçante en partance pour Dinguiraye déplore : « depuis les premières pluies, nous souffrons la même manière. Pour atteindre Dinguiraye, des fois nous faisons une semaine en cours de route et ce n'est pas rentable car nos marchandises doivent être sur le marché le plutôt que possible mais très malheureusement il arrive des fois que nous retardons. En plus la multiplication des accidents en est de trop », entonne notre interlocutrice.

Pour rallier Dinguiraye, une préfecture située à 545 km de la capitale Conakry, il a fallu au moins deux nuits. Cette situation est dûe entre autres au mauvais état de la route, aux multitudes de barrages,…

Moussa Thiam depuis Dinguiraye