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Premiers essais humains pour la biostase (entre hibernation et cryogénisation) : nous répondons à vos questions

Nous vous annoncions hier, que la biostase, également appelée “animation suspendue”, avait été testée sur des patients humains. En tant que première mondiale, cela suscite bien évidemment de nombreuses questions. Aujourd’hui, nous allons répondre à certaines d’entre elles.

Rappelons déjà ce qu’est la biostase : il s’agit d’une technique de refroidissement d’un corps assimilable à l’hibernation, et qui selon les chercheurs et les médecins, pourrait à l’avenir aider à sauver de nombreuses vies.

En effet, cette technique permet de refroidir le corps d’un patient (à environ 10 °C, et son sang est remplacé par une solution saline), ce qui offre aux chirurgiens et aux médecins un temps précieux pour opérer et sauver des personnes qui, autrement, ne pourraient pas survivre suite à leurs blessures.

Voici donc quelques questions que soulève cette nouvelle technique, ainsi que nos explications.

L’animation suspendue n’est-elle pas un peu comme un coma artificiel ?

Tout à fait, il existe des similarités entre ces deux procédures.

Il faut savoir qu’un coma médicalement provoqué utilise des médicaments pour ralentir le métabolisme du cerveau afin de réduire le gonflement et favoriser son rétablissement. Cette technique est couramment utilisée pour traiter les lésions cérébrales.

L’animation suspendue va beaucoup plus loin. Il s’agit, comme mentionné précédemment, d’abaisser la température corporelle des

patients dans le but d’arrêter presque totalement le métabolisme dans le corps et le cerveau. Cette technique est actuellement en essai sur des patients humains qui ont été victimes d’un arrêt cardiaque après une plaie traumatique, et dont les lésions doivent rapidement être soignées.

Le consentement des patients est-il nécessaire ?

À l’heure actuelle, cette technique n’est utilisée qu’en dernier recours. De ce fait, l’équipe de l’École de médecine de l’Université du Maryland (où sont effectués les tests sur les patients humains) aura donc fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver la vie du sujet de la manière dite habituelle. À savoir que les patients qui subissent un arrêt cardiaque suite à une hémorragie traumatique ont peu de chances de survivre avec les traitements actuels.

Afin d’obtenir l’approbation de l’essai, l’équipe a eu plusieurs consultations avec le public. Ils ont également publié les détails du procès dans les journaux locaux, en orientant les internautes vers un site internet. Plus de détails sur le processus d’approbation peuvent être trouvés ici.

À noter que l’essai a été approuvé par la FDA (US Food and Drug Administration), qui a par ailleurs décidé de ne pas exiger le consentement des patients, étant donné que selon eux, les blessures de ces derniers risquent d’être fatales et que de toute manière, il n’y aurait pas de traitement alternatif.

Est-ce que cette procédure sera disponible uniquement pour les riches ?

Non. Il existe plusieurs conditions pour avoir recours à cette procédure, notamment le fait d’avoir subi un arrêt cardiaque en raison d’un traumatisme aigu, et d’avoir été conduit à l’hôpital approprié assez tôt… Il s’agit d’une technique qui requiert beaucoup de médecins spécialisés, qui doivent tous être présents et disponibles au bon moment.

Qu’en est-il de la santé mentale ? Cette technique pourrait-elle être utilisée pour traiter la dépression ou l’anxiété par exemple ?

À l’heure actuelle, nous ne savons pas comment cette technique pourrait être utilisée pour traiter certaines maladies ou troubles mentaux, comme la dépression ou l’anxiété, mais les scientifiques espèrent qu’elle pourra être utilisée dans d’autres domaines médicaux.

L’utilité de cette technique dépendra de nombreux éléments : comme par exemple son efficacité et sa facilité de mise en œuvre dans d’autres hôpitaux.

Ce qui serait idéal, ce serait de pouvoir garder des patients dans cet état pendant plusieurs mois, voire pendant une durée indéterminée, dans le but qu’ils puissent totalement guérir de leur maladie. Mais nous n’y sommes pas encore : cet essai n’est que la première étape, et nous ne connaissons pas encore son degré d’efficacité.

Allons-nous devenir immortels grâce à cette technique ?

Immortels, non. Mais une deuxième chance pour continuer à vivre, qui n’aurait pas été envisageable sans cette technique, oui. En effet, le but est de sauver la vie à quelqu’un qui, autrement, serait très certainement décédé.

 Stéphanie Schmidt   (www.Trustmyscience.com)