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En Guinée, l’eau minérale en bouteille est devenue un véritable marché en pleine explosion. Avec plus d’un millier d’unités de production recensées à travers le pays, le gouvernement entend désormais mettre de l’ordre dans ce secteur en pleine effervescence.

Un marché hors de contrôle ?

À Conakry, comme dans les grandes villes de l’intérieur, les bouteilles d’eau minérale inondent les étals des boutiques et supermarchés. Mais derrière cette apparente abondance se cache une réalité plus complexe. Le ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, tire la sonnette d’alarme :

« Ces sociétés, on en a plus d’un millier aujourd’hui, réparties dans tout le pays. C’est un poids énorme pour le gouvernement, mais nous travaillons là-dessus. »

Face à cette prolifération anarchique, les autorités ont décidé d’agir. Une réunion interministérielle a récemment été organisée pour tenter de clarifier les responsabilités et harmoniser les réglementations.

« Ces unités ont un pied au ministère du Commerce, la colonne vertébrale dans un autre ministère et la tête au niveau de l’Environnement », illustre le ministre Camara, soulignant ainsi la confusion qui règne dans la gestion de ce secteur.

Un tournant réglementaire en vue

La solution envisagée par le gouvernement repose sur une réglementation plus stricte et un contrôle accru des entreprises opérant dans ce domaine. Selon le ministre, le problème principal reste la disponibilité même de l’eau.

« Cette problématique existe parce qu’il n’y a pas assez d’eau. Dès que nous allons régler la question du 4ᵉ projet eau, la situation évoluera naturellement. Car on vend un produit lorsqu’il y a un besoin. Si l’État met à disposition l’eau, malheureusement, certaines de ces sociétés disparaîtront. »

Ces propos laissent entrevoir un avenir incertain pour bon nombre d’opérateurs du secteur. Si l’État réussit à garantir un accès plus large à l’eau potable, certaines entreprises, notamment celles opérant en dehors des normes, pourraient être contraintes de mettre la clé sous la porte.

D’ici là, les autorités devront relever un défi de taille : assainir un marché où les intérêts économiques sont colossaux, tout en garantissant aux populations un accès sécurisé et équitable à l’eau potable.

Saliou Keita