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Autrefois essentiels pour les appels et la navigation sur Internet, les cybercafés en Guinée disparaissent peu à peu, victimes de l’essor des smartphones et de la 4G. Face à cette mutation, certains entrepreneurs se réinventent en transformant leurs espaces en centres de formation numérique. Une transition nécessaire, mais semée d’embûches.

Dans un petit local du quartier de Dixinn, Aguibou Barry, ingénieur en télécommunications et propriétaire d’un cyber, observe la mutation de son métier. « Avec l’arrivée des téléphones portables et des outils Android, tout le monde communique directement via WhatsApp, Messenger ou Skype. Les cyber ne sont plus fréquentés pour les appels ou la navigation, et cela nous a lourdement impactés financièrement », confie-t-il, l’air résigné.

Face à cette situation, certains entrepreneurs ont choisi de s’adapter en offrant des formations en informatique. « Ceux qui ont su anticiper ont transformé leurs cybers en centres d’apprentissage, tandis que d’autres, faute de moyens ou de vision, ont dû fermer boutique », explique Barry. Son centre propose désormais des cours de bureautique, de programmation et de maintenance informatique, attirant une nouvelle clientèle avide de compétences numériques.

Mais cette reconversion ne se fait pas sans difficultés. Parmi les principaux défis, la connexion Internet reste un problème majeur. « Nous sommes confrontés à des coupures fréquentes et à un Wi-Fi de mauvaise qualité, ce qui freine notre activité », déplore-t-il.

Alors que le numérique évolue à grande vitesse, la Guinée assiste à la disparition progressive des cybercafés au profit de structures plus adaptées aux nouveaux besoins. Reste à savoir si ces centres d’informatique sauront relever les défis technologiques pour survivre à cette nouvelle ère digitale.

Fatimatou Diallo