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Conakry, 27 février 2025 – L’affaire Mamadou Diouldé Diallo, ancien directeur général de la Société des Eaux de Guinée (SEG), rebondit devant la chambre d’appel de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Ce jeudi, le parquet et la partie civile se sont affrontés autour d’un enjeu de taille : la saisie de 900 millions de francs guinéens découverts sur son compte personnel.

L’État guinéen, représenté par Me Amadou Baben Camara, a réaffirmé ses accusations contre l’ancien dirigeant, dénonçant une incapacité à justifier l’origine des fonds. « L’acquittement prononcé en décembre 2024 ne repose sur aucune base solide. Nous demandons son annulation pure et simple », a martelé l’avocat. Il réclame non seulement la confiscation des sommes incriminées, mais aussi le versement de 300 millions GNF de dommages et intérêts au profit de l’État.

Face à ces revendications, la défense de Mamadou Diouldé Diallo, elle, dénonce un « acharnement judiciaire ». Pour ses avocats, l’appel n’est qu’une tentative de remettre en cause un verdict déjà motivé. « Aucun élément nouveau ne justifie cette remise en question », plaident-ils, réclamant le maintien de l’acquittement.

Le ministère public, quant à lui, s’est abstenu de toute prise de position, laissant à la cour le soin de trancher. Après des heures de débat, le juge Daye Mara a annoncé que le verdict sera rendu le 6 mars 2025.

Un report qui prolonge l’incertitude pour Mamadou Diouldé Diallo et son coaccusé, Ousmane Kourouma. Tous deux avaient été blanchis en première instance des accusations de faux et usage de faux, corruption et enrichissement illicite. La chambre d’appel confirmera-t-elle ce jugement ou le renversera-t-elle sous la pression de la partie civile ? Réponse dans quelques jours.

Amadou Diallo