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Siguiri, le 10 novembre 2021 - Antoinette Soumaoro a été victime d'une agression choquante à son domicile. L'agresseur en question n'était autre que Christine Koulémou, la maîtresse de longue date de son mari. Cette tragique histoire a laissé Antoinette, mère de deux enfants, non seulement traumatisée, mais aussi confrontée à une perte tragique de sa vue, la poussant à chercher des soins médicaux urgents à l'étranger, notamment en Tunisie.

 

L'histoire de cette escalade de la rivalité amoureuse a été révélée lors d'une entrevue exclusive avec la victime, Antoinette Soumaoro, qui a courageusement partagé son récit poignant. Selon Antoinette, le début de ses problèmes remonte à l'année précédente lorsque son mari a décidé de se rendre au village pour une fête. Antoinette, faisant preuve de compréhension, l'a encouragé à y aller. Cependant, à son retour, une révélation choquante a ébranlé leur mariage : Christine Koulémou, la rivale, avait publié sur les réseaux sociaux toutes les photos prises avec son mari lors de ce voyage.

Déconcertée par cette découverte, Antoinette a interrogé son mari à ce sujet, mais il est resté évasif, décrivant Christine comme une amie de longue date. Malgré les insultes et les messages injurieux incessants de la part de Christine, Antoinette avait décidé de suivre les conseils de ses amis et avait choisi de ne pas perturber davantage son mariage.

Cependant, la situation a pris une tournure dramatique lorsque Christine Koulémou a commencé à harceler Antoinette même lorsque son mari était loin de la maison. Un appel téléphonique tard dans la nuit, suivi d'un message insultant, a poussé Antoinette à confronter son mari, qui avait minimisé la situation, prétendant que c'était l'œuvre de personnes malveillantes. Elle a finalement accepté cette explication, préférant ne pas créer de conflit inutile.

 

La rivalité a pris un tour plus sinistre lorsque Christine a décidé de confronter Antoinette en personne. Elle s'est rendue à l'endroit où Antoinette travaillait, une petite échoppe, s'y rendant de manière régulière. Les tentatives d'Antoinette pour comprendre les motivations de Christine sont restées vaines jusqu'à ce que le destin tragique s'en mêle.

Le 4e jour de la présence insistante de Christine, alors qu'Antoinette était à la maison avec sa fille et son bébé en raison de la pluie, cette dernière a décidé de passer à l'acte. Christine a pénétré dans la maison et a demandé à la fille d'Antoinette de l'appeler. Lorsqu'Antoinette s'est levée pour voir qui était là, Christine lui a violemment aspergé le visage d'acide. Un combat désespéré s'est ensuivi, au cours duquel Christine a sorti un couteau. Finalement, les voisins sont intervenus, forçant Christine à fuir.

L'agresseur a été appréhendé par les autorités et incarcéré à la gendarmerie de Siguiri. Cependant, la route vers la guérison pour Antoinette est longue et coûteuse. Elle a été transférée dans divers hôpitaux, y compris à Kankan et à Conakry, à la recherche de soins médicaux spécialisés. Finalement, la transplantation de membrane aloétique nécessaire à sa guérison ne peut être réalisée qu'à l'étranger, au Maroc ou en Espagne, avec un coût exorbitant de 142 000 000 de francs guinéens.

Face à cette épreuve, la famille de la victime a lancé un appel à l'aide, sollicitant le soutien des autorités pour garantir que justice soit rendue et que les responsables soient tenus pour leurs actes. Ils appellent également à la générosité de tous ceux qui souhaitent apporter un soutien moral ou financier à Antoinette dans sa quête de guérison. Un numéro de contact a été fourni pour toute personne désireuse de contribuer : 626 94 05 25.

Cette histoire tragique met en lumière l'importance de lutter contre la violence domestique et de soutenir les victimes dans leur quête de justice et de guérison. Les conséquences dévastatrices de la rivalité et de la haine ont touché la vie d'Antoinette Soumaoro de manière irréparable, rappelant à tous que de tels actes ne doivent pas rester impunis dans une société civilisée.

Alpha Amadou Diallo et Amadou Sadjo Diallo

 

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Un décret relatif au renforcement des directives sanitaires a été lu hier à la télévision nationale. Lisez ci-dessous.

Renforcement des directives sanitaires dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et la maladie à virus Ebola. Au vue de l’évolution récente de la maladie épidémiologique et sur proposition du comité interministériel de riposte en concertation avec le conseil scientifique, les mesures sanitaires sont renforcées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et la maladie à virus Ebola dans la zone du Grand Conakry Dubreka et Coyah et la région de N’Zérékoré comme suit:

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Des échauffourées enregistrées mardi dernier entre agents de sécurité et manifestants dans les préfectures de Coyah, Dubréka et dans certains quartiers de Kamsar, ont fait au moins six morts et plusieurs blessés ainsi que des dégâts matériels. Réagissant à ces manifestations meurtrières, le ministre de l’Administration du territoire a indiqué que « rien ne justifiait » cette violence. Cependant, le général Condé ne pipe mot sur le bilan des morts.

Dans une déclaration diffusée dans les medias d’Etat, le général Bouréma Condé n’est pas allé de main morte pour fustiger ces violences. D’entrée, le ministre rappelle que les manifestants protestaient d’une part contre le délestage du courant électrique dans certains quartiers de Kamsar et d’autre part contre les restrictions de déplacement entre Conakry et l’intérieur du pays. Des restrictions imposées selon lui, par la riposte au covid-19 à Coyah et à Dubréka.

« Faut-il préciser…que dans l’un ou dans l’autre cas, rien, absolument rien ne justifiait en ce mois saint de Ramadan et dans le contexte médico-social d’une rare gravité que nous vivons, rien ne justifiait disons-nous une telle montée de violences et d’intolérance », a-t-il indiqué.

Parlant de la desserte de l’électricité à Kamsar, le général Bouréma Condé souligne que depuis des années, la desserte en courant électrique par la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) est « une donnée acquise, nonobstant des délestages, lesquels sont inhérents à toute fourniture d’énergie thermique, phénomène aggravé, faut-il le préciser par la démographie galopante de Kamsar et les branchements anarchiques sur le réseau ».

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