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L’ex-président de la délégation spéciale de Kindia était l’invité spécial de nos confrères de la radio Fim FM ce 14 septembre 2021. Au cours de cet entretien Abdoulaye Bah s’est exprimé sur le sort d’Alpha Condé après le coup d’Etat du 5 septembre, les principes de sa libération édicté par la CEDEAO et les calvaires des prisonniers à la maison centrale.  

Accusé d’avoir violé les restrictions de son régime de liberté surveillé et réincarcéré à la maison centrale de Conakry un second séjour carcéral finalement écourté le 16 septembre dernier, soit 48 heures après le coup d’Etat du Colonel Mamadi Doumbouya. Abdoulaye Bah interrogé sur le sujet a d’abord raconté les tristes calvaires des prisonniers à la maison centrale. « Il y a des accusés à la maison centrale qui n’ont jamais vu un juge depuis 7 ans ». a-t-il révélé entre autres. Interview.

Bonjour M. Bah Comment vous avez accueilli le coup de force du 5 septembre qui a déposé Alpha Condé.  

Permettez-moi de rappeler ceci. La prison n’est pas un lieu d’intimidation ni des destructions, c’est un établissement de correction :  Il y a des gens à la maison centrale qui sont accusés de tentative de viol, il n’a pas eu d’enquête depuis 12 années. Vous avez des gens qui sont accusés, qui ont été amenés à cause d’une transaction financière qui relève de droit commercial depuis 5 ans. On vous envoie à la sureté, on vous oublie. Il y a des gens là-bas qui n’ont plus de famille comme le jeune Mohamed Boké. Boké, il est venu à la maison centrale, il avait 14 ans. Aujourd’hui, il a trentaine. On vous vous envoie en pison, on vous oublie.

A l’intention de vous les populations guinéennes. Monsieur les autorités vos prisons abimes l’avenir de la nation. La calle mineure, il y a plus de 400 jeunes. Ils échouent comme sur la plage des épaves. La prison est un établissement public de sanction, de correction et de réassertions. La prison est nécessaire pour la société mais pour ceux qui violent les lois de la nation ou qui cause tore aux concitoyens. Il faut corriger, il faut sanctionner, pour ne pas que certains fassent objet de violences.

L’alimentation.

Vous avez un seul repas par jour ; et quelle qualité de riz qu’on vous envoie, avec quelle sauce « Ngbontet » et « yoka bourakhaye ». On vous envoie ça dans des bassines d’aluminium qu’on utilise dans les baptêmes ou mariage. On transfère ça vers midi-treize heures. C’est l’œil qui mange avant la bouche, c’est tellement mal fait, vous n’avez même pas envie de regarder. Or, il y a un budget pour les prisonniers. Les gens sont entassés comme du bétail. Forcément la promiscuité aidant, les maladies sont facilement rependues. C’est indescriptible, et c’est inhumain.

Nous, on avait la chance d’avoir la famille qui nous envoyait à manger, de l’eau qui ne venait pas de de l’intérieur. Malgré cela, on a été malade. Quand vous vivez dans un endroit pareil, vous tombez malade parce que les conditions de vies ne sont pas les meilleurs. En ce qui me concerne on

était dans les meilleurs de calles, la calle sotte room. Je dis-nous : Ousmane Gaoual, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah.

Les calles sont des bâtiments construits par des ONG comme terre des hommes et autres. Ils nous assistent, surtout les jeunes sans métier à se forger un métier. Cette Calle des mineurs dont on parle est composé de quatre bâtiments. C’est des bâtiments construits pour abriter les ateliers et les instructeurs. Cet atelier a été vidé et transformer en calle ou cellule. Dans la cellule, on n’était au nombre de 16 personnes. C’est là où, il y a des « dignitaires », des plusieurs personnes respectables. On est mélangé aux des détenus des droits communs. Sans les jugés, on les côtoie. Des enfants de rien, des petits délinquants, des innocents, tout est mélangé. Or dans ce monde moderne, civilisé ; même au Sénégal ici, il y a des établissements pénitenciers pour les responsables qui aspirent à diriger la nation. Ici tout est mélangé ; c’est pelé mêle. Voici brièvement les conditions, c’est poignardant, parce que ce n’est pas humains. Donc on est témoin de ce qui s’est passé dans cette sureté dont on s’est ventait. Pour intimider on dit : si vous parlez on vous envoie à Corronthie. Je le dis encore, la prison n’est pas un lieu d’intimidation ni des destructions des humains, c’est un établissement de correction.

Et la Vidéo ?

Sur la vidéo, j’assume mes propos. Je suis un homme politique. Alpha Condé a été conjugué au passé depuis le 31 décembre 2021pour l’UFDG et l’ANAD. On a été mis aux arrêts parce que nous les trois jeunes, Ousmane Gaoual, Cellou Baldé et mois Abdoulaye Bah de Kindia, nous devrions être le markéting, ce sont eux qui ont défendu la victoire du 18 octobre de Cellou Dalein Diallo ; c’est pourquoi on nous a arrêté de façon précipité, anticipé pour éviter la population ne suivre. C’est une stratégie. Le RPG, ils ont des stratèges, des politologues qui calcul. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Nous, on était arrêté de façon anticipée, de façon préparée pour n’est pas que la population et des leaders continuent à réclamer la victoire.

La victoire était acquise parce que le 18 octobre, moi j’étais à Kindia, j’ai fait Molota, Bakhaya Khori, j’ai fait Samaya, Mambia, Friguiaghé, Danmakhania, j’ai fait Bangouya, Madina woula, j’ai fait Linsan, Souguéta, Kolentin. J’étais partout au volant de ma Voiture et la tête de liste de l’UFDG à Kindia à l’occurrence le responsable de Campagne à Kindia, les gens nous ont vu. On a vu personne du RPG dans la campagne, même au centre-ville, il n’y avait personne. Depuis longtemps, le RPG a été décrédibilisé.

La démocratie est un régime très simple. Les gens sont libres de choisir en observant les gens. Vous n’avez pas besoin de corrompre ou de les intimidés. A Kindia, on a vu aucune capacité politique de RPG à nous affronter, le terrain était vide. C’est des enfants qu’on donnait des T-shirts, qu’on donnait des boubous Jaunes, des taxis motards, les vidéos en font foi. Donc la victoire, elle est acquise parce que c’était de vote sanction. Lorsque le gouvernement sortant est incapable de satisfaire aux besoins de la population. Les gens attendent l’ouverture des élections pour qu’il décide librement celui qu’il choisi comme candidat. C’est ce qui s’est passé le 18 octobre. Donc, on a bénéficié d’une circonstance à cause de la mal gouvernance, à cause de ce qui est passé, Cellou a gagné haut la main les 53.80%, donc nous, on était censé continuer à revendiquer de défendre cette victoire de la population. Pour nous intimider, on nous met au cachot.

Evidemment on m’a arrêté pour une Situation. Je ressorts, puisque je ne suis pas du tout lâche. Je continue à réclamer notre victoire. Voilà ce pourquoi j’ai été mis en prison. Donc j’ai écrit une lettre au ministre de la justice, j’assume mes propos. Je suis très heureux qu’Alpha Condé soit parti sans effusion du sang parce que la Guinée avant tout. Nous ne sommes pas de criminels. Nous sommes des intellectuels croyants qui espèrent la paix pour la Guinée. Et aujourd’hui c’est une nouvelle donne. Il faut faire avec mais en contribuant de façon efficace, honnête et sérieuse.

Quel sort réserver à Alpha Condé ?

Pour ceux qui sont des observateurs honnêtes. La Guinée a été victime de l’oligarchie. L’oligarchie est un système politique certes composés des élites civiles, politiques. Des élites médiatiques, des élites économiques (hommes d’affaires dans le réseau économique), des élites sécuritaires et militaires intellectuelle (François Soudan par exemple). Ces congloméra, une association de malfaiteurs au plus haut niveau de l’Etat. Et qui font quoi ? Ils s’en partent de l’appareil d’Etat, ils maitrisent les moyens financiers et économiques de l’Etat, ils utilisent la force brutale et non la force l’égale. Ils tétanisent la population et ils défendent leurs intérêts égoïstes personnels et individuels. C’est ce qui était en Guinée. Sinon, on est sensé gouverner en travaillant.  Cette oligarchie avait utilisé la force brutale pour pouvoir faire paniquer les Guinéens afin qu’ils gardent le pouvoir ; c’est ce qui s’est écroulé parce que c’était illégale et illégitime et très fragile comme de la poussière dans un sac.

Lorsqu’un citoyen en qui le peuple a porté confiance et le hisse au plus haut niveau, trahisse la confiance populaire. Il mette en place autre que le régime pour lequel il est passé pour arriver aux affaires. Oligarchie qui parle de régime pas sérieux, il y a des conséquences : ce régime tue, le sang humain coule à cause de la violence inouïe qui est lancée dans ce pays. Dans le monde entier, au Chili, l’Argentine, le Brésil avant la démocratie, la Turquie avant la démocratie, Le Mali avant la démocratie, le Soudan Avant la démocratie, le Niger avant la démocratie, la Guinée avant la démocratie, il y a une peur tétanisant qui est distillée à la société : Si vous ne parlez pas en leur faveur, vous ne bougez pas, autrement on vous écrase.

Première conséquence : les crimes des sangs, les crimes humains, le régime d’oligarchie est une dictature. Deuxième conséquence de la gouvernance : c’est les crimes économiques : Combien de milliards ou des millions ont été pompés dans ce pays ? Là aussi ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, beaucoup d’argent, beaucoup de minerait, beaucoup de conventions et beaucoup de ramification internationale, donc crimes économiques.

Troisième conséquence ; c’est les crimes politiques.

Le régime fondé sur la constitution, donc la démocratie. Nous avons un pays qui a opté pour multipartisme intégral c'est-à-dire les partis politiques sont légalement constitués et se lancent à la conquête du pouvoir en toute liberté sans contrainte. Lorsqu’il a été écarté au profit d’un autre régime, il y a sabotage. C’est ce qu’il a fait à la Guinée. Alpha Condé a écarté la démocratie au point qu’il a nommé après le 22 mars les députés que j’appelle ‘’des dépités’’, ils ne sont pas des députés, ce sont de dépités. Mêmes eux, ils sont coupables de haute trahison à la nation. On ne peut pas accompagner un homme comme ça qui vous partage des sièges à la l’assemblée Nationale comme de petits pains dans un boulangerie. Alpha Condé a saboté le régime démocratique qui est un régime de paix, un régime de gouvernance qui change la vie des gens. On ne tue en démocratie, c’est la contradiction intellectuelle, verbal et le projet de société, c’est ce qui est l’arme en démocratie, la plume et le papier.

Lorsque l’élite militaire, patriote, constate ces faits comme l’a fait colonel Mamady Doumbouya à la RTG. Lorsque cette élite est témoin de cet état de fait, elle prend ses responsabilités devant Dieu et le peuple. En science politique, la défense nationale est le dernier recourt dans un pays. C’est pourquoi une armée n’est pas créé pour les beaux yeux de quelqu’un. C’est la dernière force qui châtie toutes les menacent intérieure et extérieure. C’est légal ! c’est légitime ! Donc les conséquences sont judiciaires : dans ce cas-ci.

En général comme en Argentine, Chili, au Brésil, on met en place des juridictions spéciales. Un tribunal spécial ; je vous décris ce qui s’est passé ailleurs c’est pour l’histoire. Donc un tribunal spécial composé des hommes croyants de haut gabarit, de haute qualité pour pouvoir juger les responsables, commanditaires et exécutants de ces trois crimes contre la nation Guinéenne. Pour que l’histoire ne se répète plus « la justice n’est pas la vengeance, la justice c’est pour corriger les torts causés à un moment donné dans l’histoire de la nation pour que les enfants, tes enfants, nos enfants tous ceux qui veulent goûter à la chose publique, qu’ils ne perdent pas la tête et le sang ne leur monte au cerveau et qu’ils mettent pied sur terre » Thomas Hessental.

 Et d’ailleurs nous-mêmes qui cherchons le pouvoir Abdoulaye Bah, Mamadou Sylla, Sidya Touré, Ousmane Kaba, Lansana Kouyaté et même mon patron Cellou Dalein Diallo, tous ceux qui veulent goûter à la chose publique, qu’ils ne perdent pas la tête, une fois au pouvoir qu’on ne change pas la constitution. Donc voici les conséquences d’un régime d’oligarchie qui commet ces trois types de crimes mais quand on juge, on ne venge pas.

Ça veut dire que vous êtes contre le principe de la libération d’Alpha Condé par le CEDEAO, ?

Moi, Adoulaye Bah de Kindia, je pardonne Alpha Condé et à tous ceux qui l’ont aidé à me mettre en prison. Personnellement, moi. Je lui pardonne. Il ne sait pas ce qu’il a fait. L’ignorance l’a poussée à me mettre en prison. Abdoulaye Bah a vécu 10 mois couper de sa famille et de ses parents, de son travail et de sa liberté. Je lui pardonne.

Maintenant, on est quand même une nation, Abdoulaye Bah n’est pas la Guinée. Il y a des gens qui ont perdu la vie ici, et en prison il y en a (4) qui sont morts : Roger Bamba qui a laissé une veuve et deux enfants, il y a El hadj Sow, il y a petit Diallo, il y a Barry, nous on a eu de la chance.

Quand dites-vous du comportement de la CEDEAO ?  

La CEDEAO et l’Union Africaine nous mettent mal à l'aise, parce que nous connaissons réellement les chartes qui sou tendent leurs créations. On parle de communauté, la communauté a un destin. Il est interdit dans les chartes de la CEDEAO de s’éterniser au pouvoir, de modifier la constitution en vue d’un troisième mandat, pour un cinquième mandat ou un mandat à vie. Ils étaient où cette CEDEAO ? Cette union africaine ? pendant qu’on violait nos filles à Wanindara, pendant qu’on abîmait les corps de nos frères à Wanindara, à Soronkoni, à Coyah ou à Nzérékoré ? Ils étaient où lorsqu’on tuait à bout portant des âmes Guinéens, des enfants à la fleur de l’âge ici à Conakry. Des centaines de morts, on a même tiré sur des dépouilles en décomposition. On a tiré sur la mosquée qui est un lieu sacré. On a éparpillé, dispersé des fidèles qui priaient. On a pourchassé des dépouilles jusqu’au cimetière qui est un lieu sacré. Même en temps de guerre, on ne touche pas les mosquées, les ambulances, les hôpitaux encore moins les cimetières. Elle était où ? Cette CEDEAO de communauté de destin lorsqu’on arrêtait les médias ici ou bien on arrêtait les politiciens. Je me pose des questions sur leur finalité. Ils ont trahi l’esprit qui soutenait la création de cette communauté.

L’union Africaine crée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, les Sékou Touré et tous ces grands leaders et tant d’autres qui avaient un esprit de paix, d’harmonie, de fraternité, de sérieux. Ils ont violé ses principes. Ceux qui sont-là aujourd’hui, c’est des gens qui ont infiltré l’institution. Des gens qui ont été infiltrés par des présidents. On envoie des gens pour pouvoir saboter les dispositions historiques…Donc la CEDEAO et l’Union Africaine ne sont pas crédibles aux yeux des Guinéens. Et d’ailleurs au Mali, on les a pourchassés. En Guinée aussi cette affaire est guinéo-guinéenne. Nous n’avons aucune leçon à recevoir à des gens qui sont restés inertes, froid face à la mort de nos frères Guinéens et la violence contre nos femmes. Qu’on nous laisse pour que nous puissions tracer notre trajectoire.  

Dès l’instant, ils ne viennent pas accompagner la vérité. Et la vérité, elle est au grand jour. La vérité est connue, ils n’ont qu’à rentrer et rester tranquille. Alpha doit rester pour répondre à ses actes, c’est le droit qui le dit. Il est juriste, il connaît ce qu’il fait. Alpha Condé, moi, je le pardonne. Mais est-ce que les guinéens pardonnent ? Alors si vous voulez qu’on évite Alpha Condé à un procès, faites un sondage. Demandez aux Guinéens s’ils sont d'accord à ce qu’Alpha Condé quitte la Guinée.

Que pensez-vous du refus d’Alpha Condé de signer la démission qu’on lui soumet pour marquer son retrait au pouvoir ?

Je mets en doute cette situation, François Soudan est un nègre. C’est un écrivain acheté. Un nègre, ce n’est pas le noir comme vous et moi. C’est en péjoratif, c’est un intellectuel qui vend à vil prix son savoir, sa plume. François Soudan, c’est un nègre. Il écrit des choses dangereuses contre la nation. Il vend sa science, son intelligence aux plus offrant. Donc si c’est lui qui a publié cela, faisons attention. De toutes les façons, cette voix ne compte pas en Guinée. La guinée n’est pas un était blanc, c’est un Etat Africain noir. François Soudan à travers votre micro, je demande qu’il rentre à… en France. Nous sommes Guinéens, nous sommes assez grands et assez mûrs pour réfléchir sur le destin de la Guinée. Qu’un petit nègre Français dans un journal corrompu ne vienne pas nous dictez des règles en Guinée où la confusion. La Guinée doit être respectée.  

Alpha Condé n’était plus légalement et légitimement à Sékou Touréya par conséquent, sa chute n’a aucune conséquence sur le plan administratif. Nous avons là un individu qui a refusé de quitter le palais présidentiel, qui est resté par effraction. Vous voulez occuper mon appartement sans mon accord et que en vous mettant dehors je demande votre accord, votre signature ? Non ! ça ne marche pas. Sekou Touréya c’est l’appartement des Guinéens, nous y avons mis un locataire. Son mandat est fini, il doit simplement quitter. M. Dalein Diallo si Dieu lui donne sa miséricorde une fois là-bas qu’il respecte son serment le pouvoir. Le serment est sacré, hein !

Alpha condé n’était plus président par conséquent on ne peut pas le demander une signature parce qu’il n’était plus dans la posture d’un président. Il n’est pas IBK, IBK était un président dont le mandat était en cours, mais il était incapable. Il a été démis à cause de son incapacité, il risquait de créer une décadence au Mali. Alpha Condé n’était plus président et d’ailleurs tous les actes qu’il a posés depuis le 21 décembre son nul et sans effet en droit.

Comment vous appréhendez la transition qui s’ouvre en Guinée, un mot sur le premier pas du CNRD ?

Ce que je dis n’engage que moi. Je le dis en tant que citoyen Guinéens. En tant que politologue. J’ai qualifié le Coup d’Etat, le coup de salue. Prenez votre micro, sortez, demandez les gens qu’est-ce qu’ils pensent du départ d’Alpha Condé et vous vous taisez. Il n’y a pas un baromètre plus qu’un micro ou une radio. Les Guinéens en avaient marre, tout le monde invoquait Dieu pour qu’il nous débarrasse du régime d’Alpha et ceux-là qui aujourd’hui l’abandonne : Téliano, Makanéra Kaké et tant d’autres. Ils n’ont qu’à maintenant essayer de le défendre. Qu’ils viennent ici dire que oui ! On avait raison de le défendre contre la Guinée pour le troisième mandat. Ils sont où ? C'est ça aussi le malheur des dictateurs.

Maintenant nous avons ici une élite militaire patriote qui a posé un coup de Salut public et moral, il a campé sur le décor à la RTG. On le remercie, qu’il garde le sang-froid, qu’il garde le pied sur terre. Ils ont récupéré un peuple en débandade, un peuple misérable, un peuple désespéré, un peuple en détresse. Et moi personnellement je le remercie sincèrement de m’avoir fait libérer avec mes 78 codétenus. Qu’il continue a posé des actes, ils ont démantelé les PA. Chose dite, chose faite. Le bureau du président a été libéré, le siège du parti est libéré et puis les frontières vont être ouvertes très bientôt.

Une synthèse d’Algassimou Diallo