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Le président de l’union des forces démocratiques UFD était l’invité politique de nos confrères de FIM FM le vendredi dernier. Mamadou Bah Baddiko s’exprimait sur la durée de la transition et la prochaine rencontre de la CEDEAO à Accra concernant la crise guinéenne. Pour Baddiko, la CEDEAO risque de durcir la sanction contre la junte au pouvoir si elle ne fixe pas la durée de la transition dans les jours avenirs. Interview.

Bonjour M. Bah : le 12 décembre prochain les chefs d’Etat de la CEDEAO vont se retrouver à Accra pour statuer à nouveau sur le cas de la Guinée. En tant qu’acteur politique, comment réagissez- vous à cette actualité ?

Je trouve que c’est tout de même dommage que la CEDEAO se réunisse encore pour traiter le problème guinéen. A l’interne, nous n’avons pas réussi à résoudre le problème posé par la transition. C’est tout à fait regrettable et malheureusement, on ne sait pas ce qui va se passer. Chaque fois qu’ils sont venus, il y a eu des amabilités, il y a eu des paroles tout à fait positives et rassurantes, mais à chaque fois qu’ils se réunissent c’est pour dire qu’ils ont durci les sanctions. Nous trouvons dommage qu’on n'ait pas réussi à résoudre nos problèmes à commencer par une entente, un consensus sur la durée de la transition qu’on tarde à annoncer, c’est quand même difficile.

Est-ce que vous voulez dire que la CEDEAO peut rentrer cette fois-ci encore en condamnation contre les autorités de la transition ?

Oui ! Le problème c’est qu’ils ont un dispositif qu’ils resserrent progressivement de jour en jour, de réunion en réunion. Ils vont un peu plus loin vers le durcissement de sanction. On suppose qu’ils ont le sentiment de l’union africaine, de réunir ce qu’on appelle la fameuse communauté internationale, donc que la sanction risque de ne pas s’arrêter à celle de la CEDEAO, c’est ça qui risque de passer.

On note quand même quelques avancées avec le déplacement d’Alpha Condé, la fin de la nomination des membres de gouvernement civil, est-ce que cela ne peut pas jouer en faveur de la junte militaire ?

Certainement ! c’est une forme de décrispation de la situation intérieure. A ce jour, la Guinée est parmi les pays africains qui n’ont plus de prisonniers politiques, les prisonniers d’opinion, ce qui n’est pas une mauvaise chose, même si ailleurs il y a des exilés politiques dans les pays qui ne sont pas en guerre. La Guinée est déjà dans le club des pays qui

n’ont plus de prisonniers politiques et on espère que c’est un élément positif qui va peser en faveur de la Guinée lorsque la CEDEAO va se réunir. Il y a un problème fondamental pour une transition dans la mesure ou la charte de la CEDEAO dit clairement : qu’il condamne la prise du pouvoir par la force. Il faut en tenir compte. On ne peut pas avoir une transition à durée illimitée.

Face à la junte militaire, on remarque une certaine division de la classe politique depuis le 5 septembre 2021. La classe politique n’arrive pas à s’entendre sur quelque chose afin de faire une proposition à la junte militaire. Qu’est-ce qui explique cela ?

Vous avez parfaitement raison. Nous sommes les premiers à le regretter. Toute notre expérience montre qu’agir en rang dispersé de toute la classe politique indépendamment des positions des uns et des autres ne peut pas favoriser réellement la bonne compréhension, la prise de décision collective qui peser face à la junte militaire. Nous avons fait ce que nous avons pu, ça n’a pas marché, mais c’est incontournable, il faut malheureusement que les dirigeants politiques se retrouvent sans exclusive, sans arrière-pensée de s’utiliser les uns pour les autres dans l’intérêt du pays de manière à être un interlocuteur sérieux valable et ouvert donc du conseil national du CNRD.

Est-ce que cela ne fragilise pas un peu la classe politique devant cette junte militaire ?

C’est tout à fait évident qu’agir en rang dispersé fait en sorte que la junte militaire et tous ceux qui espéraient réellement l’extinction la classe politique d’avoir le 5 septembre se met de l’eau dans leur moulin, c’est assez clair

De quel œil vous observez aujourd’hui ce changement au sein de l’administration surtout avec le départ du trio à la banque centrale ?

C’est un début de nettoyage, un début d’assainissement, pour l’instant on est qu’au début, c’est une bonne chose et on espère simplement que ceux qui vont les remplacer ne vont pas un jour progressivement arriver aux mêmes abus.

Transcrit par Algassimou Diallo