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Kankan-ville. Depuis plusieurs jours, un nom revient sur toutes les lèvres : Adama Konaté. Son meurtre suscite émoi et indignation. Dans les rues, les marchés, sur les réseaux sociaux, chacun y va de son commentaire. Au centre de cette tragédie, Bangaly Traoré, son compagnon et principal suspect. Quelques heures après le drame, il livre un récit qui glace d'effroi.

Une relation marquée par la passion et les tensions

Dans une vidéo qui fait le tour de la toile, Bangaly Traoré dresse le portrait d’une relation intense, oscillant entre amour et conflits. Il raconte une histoire d’attachement profond, contrariée par l’entourage de la victime.

« Elle m’avait habitué à son amour. C'était une commerçante prospère qui me donnait parfois de l’argent. Même si j’ai deux autres épouses, c’est elle que j’aimais le plus. Quand elle me faisait du mal, je pouvais rester plusieurs jours sans manger. »

Mais l’idylle était loin d'être parfaite. Selon ses dires, les disputes étaient fréquentes, certaines ayant même conduit le couple jusqu’aux locaux de la gendarmerie.

« Nous avons été convoqués trois fois. Une fois, c'était à cause de ses enfants qui avaient cassé la vitre de ma voiture. Elle a payé les réparations, et j’ai décidé de pardonner. »

Un passé violent qui refait surface

Ce n’est pas la première fois que Bangaly Traoré se retrouve au cœur d’une affaire de violence conjugale. Dix ans plus tôt, il avait déjà été impliqué dans une tentative de meurtre sur son ex-épouse.

« J’ai acheté une machette pour la découper, mais elle m’a désarmé. Ensuite, j’ai voulu la poignarder avec un tournevis, mais elle s’est échappée. Nous sommes allés devant la justice, et ils ont dit que j’avais raison, que mes parents étaient la cause de nos problèmes. »

Aucune condamnation n’avait suivi. Un passé troublant qui, aujourd’hui, ressurgit avec force.

Les derniers jours avant le drame

D’après le récit du suspect, tout aurait basculé à la suite d’un simple silence radio de la victime.

« Vendredi, nous avons parlé au téléphone. Elle a prié pour moi avant qu’on ne se quitte. Mais samedi matin, elle ne répondait plus à mes appels. J’ai demandé à ma petite sœur de l’appeler. »

Les circonstances exactes du meurtre restent floues, mais ce silence aurait été l’élément déclencheur.

Une communauté sous le choc

Quelques heures après l’annonce du drame, la tension monte d’un cran à Kankan. La maison de Bangaly Traoré est incendiée par des inconnus, symbole de la colère qui gronde au sein de la population.

Alors que l’enquête se poursuit, l’affaire divise. Entre indignation et incompréhension, la société guinéenne s’interroge : comment une relation amoureuse peut-elle aboutir à un tel épilogue ?

Saliou Keita