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Dans un entretien accordé à nos confrère lynx Fm ce mardi, 19 novembre 2019, Le président du parti Model Aliou Bah, membre du FNDC, témoigne oculaire des échauffourées entre les forces de l’ordre et les manifestants, et victime des barbaries des forces de l’ordre dit-il, raconte les calvaires que les opposants aux troisièmes mandat ont subis

Aliou Bah : « Cette manifestation du 14 novembre, je revenait d’un voyage  et avec les membres du parti, nous avons très bien démarré, nous nous sommes tous retrouvés comme d’habitude, les partis politiques membre du FNDC se sont retrouvés chez le chef de fil de l’opposition ainsi que les autres activistes de la société civile au niveau de la PCUD  et on avait un itinéraire et un point de ralliement.

Le point de ralliement c’était le rondpoint de l’aéroport, mon équipe et moi et les acteurs de FNDC, nous nous sommes retrouvés dans une très bonne ambiance avec les manifestants, nous avons fait le chemin, la population s’est mobilisée, mais arrivée au niveau de Gbéssia, on était environ à 2 km du pont de Kondébouyi où on devait bien entendu changer d’itinéraire ou se maintenir là.

Alors nous avons constaté, moi j’étais sur le capot de mon véhicule, c’était juste à côté de celui de Sidya d’Ousmane Kaba, de Cellou Dalein et tous les autres. Alors nous constatons que les forces de l’ordre venait vers nous. Au lieu d’attendre là où ils devaient avoir leurs dispositifs de sécurité, ils venaient vers nous pour étouffer en lançant de gaz lacrymogène. Déjà, ils avaient violenté beaucoup de jeunes avant que ceux-ci ne se rabattent là où nous sommes et certains dans le quartier.

Alors, tout d’un coup, on se retrouve pris en sandwich systématiquement et de façon ciblée, alors c’est des gaz lacrymogènes qu’on lance, toute la violence indescriptible comme d’habitude. On a l’impression que ce ne sont pas des Guinéens qui sont face à leurs compatriotes, même une armée d’envahisseur ne se comporte de cette façon, tellement c’était inhumain, alors tout ceci a créé une sorte de débandade, bien entendu les gens ont commencé à suffoquer.

Nous même on avait reçu des gaz lacrymogènes qui nous ont étouffé momentanément et heureusement les dispositifs de sécurité que nous avons, nous ont dégagé de là, on a eu la vie chauve grâce à des braves jeunes. Nous avons que nous menons un combat noble, on ne fera pas marche arrière, nous allons continuer…. Que ce soit à Labé, que ce soit à Kindia à Boké et Conakry ici, en Nzérékoré partout, les Guinéens prennent de plus en plus conscience du danger que représente la dictature, le régime du pouvoir.

Le monde est devenu plus ouvert pour les jeunes en particulier, s’ils voient comment ça se passe ailleurs, ils disent qu’ils ont les mêmes droits que les autres populations : le droit de vivre en liberté, le droit de vivre dans une démocratie, c’est le seul garanti des perspectives d’avenir. En Guinée ce qu’on est en train de nous faire croire, que l’avenir d’un pays peut se retrouver encore dans les mains de quelqu’un qui a plus de 80 ans et qui a suffisamment montré s’est limites en matière de Gouvernance. Ça ne marchera pas ! »

Transcrit par : Aissatou Diallo