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Dans un entretien accordé à notre rédaction, Dr Ibrahima Sory Diallo, député du Bloc de l’opposition constructive (BOC) parle des démarches entamées pour une candidature unique de l’opposition lors de la prochaine élection présidentielle. Au cours de cette interview, l’opposant a donné son avis sur le prolongement de l’état d’urgence sanitaire et dénonce par ailleurs la stratégie du FNDC.

Actualité oblige, le président de la République vient de prolonger l’état d’urgence sanitaire. Vous êtes médecins quels est votre point de vue ?

C’est normal, le virus n’a pas quitté le pays. Ce qu’il faut se convenir l’état d’urgence vient à point nommé. Même en France où on avait commencé de délaisser les mesures, il y a une recrudescence de la maladie. C’est pour vous dire qu’on ne peut pas négliger cette pandémie. Raison pour laquelle nous ne sommes pas contre ce prolongement. Mais ça doit être avec rigueur. Aujourd’hui les gens ne portent pas de bavette, les gens ne comprennent pas l’intérêt de porter les bavettes en milieu public.

Parlons politique, le chef de l’Etat a finalement pris un décret confirmant la tenue de l’élection présidentielle le 18 octobre prochain. Qu’en dites-vous ?

Cette convocation du corps est conforme à la loi. Nous sommes des républicains, donc nous nous conformons à cela.

Il faut rappeler que le président de la République a été plébiscité par le parti au pouvoir conformément à la loi parce que la nouvelle constitution autorise les anciens présidents à être candidat.

Mais il faut souligner, il ne peut être candidat que lorsqu’il est ancien, là, il doit finir son mandat pour être candidat ou bien s’il veut se présenter avant la fin de son mandat qu’il essaie de laisser la gestion de l’exécutif pour venir se présenter.

Quant à la convocation du corps électoral nous sommes vraiment d’avis et engagé dans le processus.

Qu’en pensez-vous d’une candidature unique de l’opposition ?

Je suis membre de cette commission de candidature unique qui est en train de tourner à Conakry et je pense que les jours à venir nous allons faire la déclaration officielle. C’est une question fondée. Il faut que l’opposition accepte de se donner la main. Si on ne se donne pas la main, il y aura la division, chacun va prendre un côté, ça sera encore un échec.

C’est pourquoi nous ne sommes pas pour une élection où on va accompagner des gens qui ne méritent pas d’être accompagnés, si on doit accompagner c’est l’alternance qui doit se faire avec la jeunesse. Si on trouve que la jeunesse n’est pas prête maintenant là pour faire l’alternance, on accompagnera quelqu’un qui va passer la main à la jeunesse.

Par ailleurs, il y a le FNDC qui continue toujours de dénoncer le double scrutin du 22 mars dernier et menace d’empêcher la tenue de la présidentielle prévue le 18 octobre 2020. Votre réaction…

Je réitère d’abord que le FNDC n’est pas une institution de reconnaissance des élections ni de la constitution. Le FNDC n’a plus raison d’être. Si vous êtes républicains, vous devez reconsidérer votre position, respecter les lois de la République. On parle aujourd’hui d’élection, le FNDC n’est pas concerné par les élections passées, la société civile ne fait pas partie des élections nationales en Guinée. En conséquence le FNDC n’a pas droit de continuer ses manifestations. Ce sont des manifestations illégales parce que ce qui est de droit n’est pas contestable.

Pour moi le FNDC devait changer de stratégie ; comment il faut contraindre Alpha Condé à briguer un mandat à la 4ème république pour qu’il puisse être remercié totalement. Si vous vous mettez à faire des contestations qui ne collent pas à la loi, vous serez surpris parce que force reste à la loi.

Je conseille au FNDC d’arrêter de mettre nos jeunes dynamiques à aller affronter les forces de l’ordre dans un combat qui n’est pas légal. Si une manifestation n’est pas légale elle sera réprimée puisque ça va occasionner des troubles à l’ordre public.

La société civile et les partis politiques ne doivent pas coopérer pour des actions politiques. Lorsqu’il s’agit d’une question d’intérêt national, chacun peut revendiquer, les objectifs vont coïncider.

Vous voulez chassez un président qui est légalement élu vivre et dormir tranquillement c’est parce que Alpha Condé est trop clément. Moi je suis président vous dites que vous voulez me délogez j’autorise les forces de sécurité d’aller vous mettre aux arrêts parce que vous êtes en train de violer la loi, j’ai été élu légalement, je n’ai violé aucun texte, aucune loi comment vous pouvez dire vous allez me déloger parce que vous voulez venir à ma place.

On a fait un combat pour chasser l’équipe du général Lansana Conté on a tout fait jusqu’à sa mort on n’a pas pu. Et un autre qui n’est pas de cette équipe devient président et on mène un combat contre lui pour que ces anciens reviennent, non on ne le fera pas. Il est important que la génération montante analyse, voit le contexte, si Alpha Condé est prêt à nous céder le pouvoir on s’entendra et nous allons faire des engagements, mais on n’aura pas à le combattre pour des anciens.

Vous êtes le 5ème secrétaire parlementaire. Quel bilan tirez-vous de la première session de la neuvième législature ?

C’est un bilan positif surtout dans le cadre de rajeunir et de développer les compétences des députés. Il faut noter que l’Assemblée nationale n’avait pas de site, nous l’avons fait aujourd’hui c’est une réalité. L’Assemblée nationale n’avait pas de digitalisation, aujourd’hui c’est en train d’être fait. L’Assemblée nationale n’avait pas de siège aujourd’hui la construction est en cours. Ça, ce sont des avancées.

Nous avons votés des lois qui sont conforment aux codes des institutions, des ONG, des institutions publiques et privées, rien n’a été fait par affinité.

Au sein de notre groupe parlementaire nous sommes en perspective de proposition des lois. C’est pour vous dire que l’Assemblée nationale est en train d’avancer.

Votre mot de la fin

J’informe le peuple qu’il y a un collectif qui est en train de naitre. Il s’appelle le collectif de l’opposition parlementaire et extraparlementaire pour une candidature unique. Nous sommes 4 membres au niveau de la commission et ces 4 membres sont en consultation avec les différents partis politiques et on est en train de voir où il faut déposer nos valises pour qu’on puisse ensemble prendre le pouvoir. C’est ce qui est en cours.

 

Entretien réalisé par Sadjo Diallo