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Sandro Rosell
FC Barcelona President

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La Loi de finances initiale 2018, votée par le Parlement, à l'unanimité des députés présents, a été promulguée par décret présidentiel, en date du 29 décembre dernier, en catimini. Si le fait est passé inaperçu, c'est à cause du fait que les médias d'Etat, comme à leur habitude, n'en ont pas fait leur choux gras. Conséquence, le décret a été dissimulé par le pouvoir, pour éviter un nouveau lever de bouclier.

Mais le résultat reste le même: La retenue sur les traitements, salaires, rentes à-vie et autres pensions de retraite, est maintenue. Ainsi, tranquillement, le pouvoir moribond d'Alpha Condé ira chercher l'argent partout, y compris dans la poche du pauvre fonctionnaire. Ce qui est à la fois une honte et une aberration, vu que le président lui-même s'était engagé devant les syndicalistes à mettre en veilleuse cette mesure impopulaire.

 Que dit-on de cet impôt appelé RTS?

Le gouvernement s'arrose le droit de prélever 5% des salaires allant d'un million à trois millions; 10% des salaires et émoluments compris entre 3 millions et 5 millions; 15% pour les mensualités n'atteignant pas  plus de 10 millions et, enfin, 20% pour celles situés au-delà.

Du coup, il faut s'attendre à des grèves à répétition, par toutes les catégories professionnelles confondues, étant donné que les syndicalistes en ont déjà donné le ton: "Nous nous défendrons contre cet abus, par tous les moyens légaux...", avait averti, entre autres, la FESABAG (fédération des banques et assurances de Guinée).

Bref, la hausse du barème de la RTS est donc un poids qui s'ajoute à d'autres pesanteurs sur la tête du Guinéen: l'inflation actuellement à deux chiffres, les nouveaux impôts et taxes sur les appels téléphoniques, l'habitation, l'introuvable courant électrique (taxe sur l'obscurité), les forages, etc. à quoi on peut ajouter la baisse des salaires des fonctionnaires civils comme les enseignants.

Du côté des éducateurs, le ton vient d'être également donné par l'intransigeant syndicaliste Aboubacar Soumah, devenu en un temps record la bête noire du pouvoir de Conakry: "Nous relançons la grève parce qu'aucune de nos revendications n'est prise en compte par le gouvernement". On n'attend plus que la date!...

En un mot comme en mille, il faut croire que si Alpha Condé doit partir bientôt, -et peut-être même plus tôt que prévu en raison du fait que le décret ayant promulgué la Loi L/2017 /059/AN pourrait servir de détonateur à un mouvement social d'envergure,- dorénavant  il s'en fiche éperdument du bien-être général et des conditions d'existence des uns et des autres. Mais, comme on dit, à bon chat bon rat.

 Ibrahima Baldé, pour ramatoulaye.com

Tel: 626306090